Article complet: Les fondements de la foi (1ère partie)

Hébreux 6.1-2 Nous parle des éléments de la parole de Christ, de ce que jésus a posé comme fondation pour la construction de son église. Pendant 3 ans ½ il a enseigné ces bases, ces fondements à ces disciples leur donnant ainsi le terreau dans lequel il pourrait planter pour la croissance de cette dernière.
Comme dans le bâtiment les fondements ne sont pas a reposer à chaque fois, et si ils sont mal posés dès le début c’est courir le risque de se retrouver avec une « tour de Pise spirituelle » ! Le seul moyen est alors de tout casser et de tout rebâtir à partir de zéro !
Ces fondements sont-ils présents à la base de votre vie spirituelle ?
Dans cette première partie nous verrons les trois premiers fondements.
Le renoncement aux œuvres mortes :
Depuis Adam et Ève, depuis le péché originel nous sommes tous pêcheurs (Romains 3.10-12), l’Homme est pêcheur par nature c’est-à-dire qu’il a en lui le Péché - la nature adamique - qui produit des péchés (ces œuvres mortes). Pourtant l’Homme était prédestiné à vivre en communion et en harmonie avec Dieu et les autres, il n’est pas destiné à mourir.
Voyons une parabole pour vous expliquer l’état de l’homme pécheur. L’éponge organisme vivant, mais a perdu son utilité, son but, elle n’a plus son élément d’origine, elle n’est pas faite pour vivre au sec à l’air libre. Et pourtant très résistante, elle peut rester des années sèche en attendant de retrouver un peu de son élément vital.
Prenons une assiette bien sale, du niveau de saleté dans les publicités pour lave-vaisselle, une éponge laissé des mois, des années sans eau n’aura que très peu, voire aucun effet pour la nettoyer. Elle ne peut plus servir comme c’était prévu à la base, elle n’a donc plus de sens !
Et si je pousse un peu plus loin la parabole je dirais qu’elle sent son inutilité, que sa vie est sèche, rêche sans but ni utilité, elle pense bien passer à coté de quelque chose, elle soupire à retrouver son élément de base : l’eau.
Aidé par son créateur (par le Saint-Esprit), elle est mise face à cette dure réalité, mais la tristesse selon Dieu produit la repentance et l’accès au salut (2 Corinthiens 7.10). De l’extérieur l’élément vital (l’eau symbolisant le Saint-Esprit) la pousse à la repentance, avec une patience parfaite il insiste doucement la convainquant qu’elle se fourvoie, qu’elle devrait revenir à l’origine de tout (Romains 2.4). Avec la patience de l’eau qui grignote pendant des siècles les roches les plus dures, le Saint-Esprit sais comment travaille les cœurs les plus endurcit (apparemment).
Ce demi-tour, puisque c’est ce que signifie repentance originellement n‘est possible que grâce à Dieu, à l‘œuvre de son Saint-Esprit : lire Actes 11.18 ou il est dit que c’est Dieu qui accorde la repentance. Une vrai repentance est donc l’œuvre de Dieu, mais qu’Est-ce qu’une fausse repentance ?
Par peur d’avoir des problèmes avec la justice : il se repent, se calme, il arrête de voler. Il laisse tomber sa maîtresse pour revenir avec sa femme, pour les enfants, parce qu’il ne veut pas que l’image de sa famille en souffre. Il arrête la drogue, le tabac parce qu’il a des ennuis de santé etc… Dans 2 corinthiens 7.10 Paul dit que cette tristesse selon le monde mène à la mort, en effet de telles personnes peuvent venir à nourrir un orgueil du « je m’en suis sorti seul, à la force de ma volonté », elles ne savent pas reconnaître l’œuvre de Dieu dans leur vie.
Foi en Dieu :
Et dans le moyen qu’il s’est donné pour notre salut, en l’acceptant comme absolument nécessaire et suffisant, ce moyen est la mort de Jésus sur la croix à Golgotha. Si la repentance est réelle elle acceptera avec empressement la solution que Dieu nous offre.
Repentance + foi = nouvelle naissance. La nouvelle naissance c’est donc se détourner du Péché (et non pas des péchés) et se tourner vers la solution de Dieu au Péché (Actes 4.12).
Nouvelle naissance :
Par la renoncement aux œuvres mortes et part la foi en Dieu, nous ouvrons la porte au Saint-Esprit venant habiter en nous, c’est ça la nouvelle naissance. Reprenons notre éponge trop sèche : elle va vivre une révolution son cœur sec et rêche va être hydraté en profondeur, une simple goutte va avoir un effet énorme sur sa nature même. Son cœur et maintenant changé (Ézéchiel 36.26), d’apparence elle paraît être la même mais la transformation s’effectue en profondeur avant de porter des fruits à l’extérieur ! C’est notre esprit qui est réhydraté par le Saint-Esprit, il est régénéré complètement. Par le péché notre esprit était comme rabougri, comme un raisin sec en nous, il n’avait plus son mot à dire, il redevient enfin puissant comme à l’origine de l’Homme et il a donc la capacité de résister au Péché.
La doctrine des baptêmes :
Oui la Bible dit bien des baptêmes, le pluriel n’est bien sur pas un hasard ni même une erreur de copie ou une faute de frappe. Mettons de coté le baptême de Jean car il est aussi appelé baptême de repentance, il n’avait lieu d’être qu’avant la venue de Jésus et il avait pour but de préparer le terrain à l’œuvre de Jésus.
Le baptême d’eau suit naturellement la nouvelle naissance, il est un engagement public qui résulte du changement que nous avons vécu quand le Saint-Esprit est venu en nous. Il est une preuve publique de notre appartenance au royaume de Dieu, devant les Hommes et les autorités spirituelles. Il n’a pas de « pouvoir » spécifique.
Passons au baptême du Saint-Esprit, il suit la nouvelle naissance, mais pas forcément le baptême d’eau, en effet tout enfant de Dieu peut recevoir sans aucune condition spécifique la baptême du Saint-Esprit, le seul pré requis et de le vouloir et de le demander !
Reprenons notre éponge au cœur réhydraté, elle va maintenant vivre son baptême du Saint-Esprit (nous devrions plutôt dire le baptême dans le Saint-Esprit puisque c‘est une immersion). Pour bien faire il faudrait que ce soit l’eau qui descende sur l’éponge et pas l’inverse, mais c’est physiquement difficilement réalisable !
À la sortie de l’eau l’éponge est entièrement réhydratée, elle est gorgée d’eau, pleine de vie, souple, douce, utile, propre à réalisé ce qu’on attend naturellement d’elle ! A moins qu’elle s’assèche à nouveau, en s‘éloignant de la source d‘eau, elle ne griffera plus, ne sera plus dure, rêche, sans but…
A la sortie de l’eau toujours vous pouvez constater un « phénomène » intéressant : elle va commencer à perdre le « trop plein d’eau » goutte à goutte. C’est ça le signe accompagnant cette immersion dans le Saint-Esprit : pour nous le parler en langue. Depuis cette expérience bénie et jusqu’à la fin de notre séjour sur cette terre nous avons reçu ce premier don, mais à quoi nous sers-t-il ?
Le parler en langue :
Jésus n’a jamais parlé en langue, ni aucun des patriarches. C’est seulement depuis la pentecôte que le parler en langue est « disponible » pour tous les enfants de Dieu qui le souhaitent (puisque Dieu ne nous forcera pas, ni pour ça ni pour autre chose d‘ailleurs). En effet Jésus n’ayant pas encore était glorifié, le Saint-Esprit n’était pas encore donné.
Actes 10.44 Pierre voit le parler en langue comme une preuve de la réception du BSE (baptême du Saint-Esprit) chez ses auditeurs. Dans ce cas les deux sont quasi simultanés : NN (nouvelle naissance) et BSE.
Il est dit dans Actes 10.44 que ce sont ceux qui écoutaient la parole qui reçurent, ont peut imaginer que certains ne ce sentaient pas concernés et ne reçurent donc pas. Dans Marc 16.17 Jésus déjà l’avait promis à tous ceux qui auront cru. Il ne faut pas confondre parler en langue et parler en langues, le premier est reçu lors du baptême du SE et l’autre est un don pour l’édification de l’église. Paul nous dit dans 1 Corinthiens 13.1 que par le don du parler en langues nous parlons des langues terrestre et céleste, des langues compréhensibles, ce qui n’est pas le cas du parler en langue (1 Corinthiens 14.2).
Mais pourquoi ce don ?
La première utilité de ce don est de permettre une communication directe et bien inspirée avec Dieu, notre chaire veut toujours interférer dans les choses de l’esprit mais par le parler en langue Paul nous dit que notre intelligence demeure stérile (1 Corinthiens 14.14) non pas que notre intelligence soit néfaste, puisque il dira aussi au verset suivant « je prierais avec intelligence ». C’est une prière forcément intime, une louange, une intercession. Pour notre édification personnelle 1 Corinthiens 14.4. Ce don ouvre la porte aux autres dons de l’esprit.
Pour passer un temps de qualité avec Dieu, commencez-le systématiquement par un temps de louange et parlez, chantez en langue. Le parler en langue est un moyen très « efficace » de nous approcher du trône de Dieu. Et quand nous ne savons plus quoi prier, quand nous avons les paupières lourdes, par le parler en langue le Saint-Esprit s’exprime à travers nous par des soupirs inexprimables (Romains 8.26).
Dans la manière de faire usage de ce don Paul dit qu’il est avant tout réservé à un usage personnel et que l’on doit se taire dans l’église si ce que l’ont dit n’est pas « interprétable ». Jésus nous invite à fermer la porte de notre chambre pour prier notre père dans le lieu secret, c’est aussi à ça que « sers » le parler en langue, il permet de fermer notre esprit à toute divagation, perturbation extérieur.
Il n’est pas un mantra, une vaine répétition, une formule sacré ou magique ! Mais une vrai conversation avec Dieu, c’est notre esprit qui, en direct, sans passer par notre âme (c’est-à-dire sentiment, intellect, mémoire), communique avec l’Esprit de Dieu. C’est-ce qui fait son efficacité (bien que Dieu ne conçoive pas les chose en termes de « rendement »), le fait que ce soit un lien direct et imperturbable entre Dieu et son enfant. C’est le téléphone rouge avec le ciel, jamais occupé !
Conclusion
Enfin quand une éponge est bien gorgée d’eau elle peut-être utilisé par son maître et propager à son tour cette eau.
Paul par exemple (cf. Actes 19) a un jour visité des chrétiens à Éphèse et il leur posa cette question : Avez-vous reçu le Saint-Esprit quand vous avez cru ?
Leur réponse est édifiante : « Ils lui répondirent : Nous n'avons pas même entendu dire qu'il y ait un Saint Esprit. » !
Faute de connaissance mon peuple périt dit le Seigneur dans l’ancien testament déjà, mais Paul ne leur a pas fait de remontrance, il leur a enseigner les bases que je viens de vous enseigner et leur a imposé les mains pour qu’il reçoive le baptême du Saint-Esprit.
C’est symbolisait par cette éponge sèche qui, au contact de celle gorgée d’eau, se réhydrate et se regonfle de vie !
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