Article complet: Avec Ton Esprit

On se dit souvent : « Je ne peux rien sans toi », oui mais nous devons aussi reconnaitre que : « avec toi je peux tout » ! C’est de l’équilibre de ces deux affirmations que naît notre force d’agir pour Dieu, alors plus d’excuse ! Une vie de chrétien sans avoir reçu le Saint Esprit promis ? C’est impensable, on va essayer de reproduire ce que l’on voit faire chez les autres, on va simuler, se mentir à soi et aux autres, puis on va finir par dire : « J’ai essayé mais c’est vraiment trop difficile ».
Alors voyons, que signifie concrètement « Avec Ton Esprit ».
Introduction
Dans la révélation que Jean a reçu de Dieu nous voyons le Saint Esprit parler aux églises – et donc aux enfants de Dieu - et dire : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » Apocalypse 3.20. L’esprit désire venir souper avec nous, mais je nous pose cette question, suite à un tel repas, un tel honneur, pourrions-nous renvoyer dans la nuit et le froid un tel invité de prestige (aux temps bibliques pas de taxi, de voiture, d’éclairage public !) ? Bien sûr nous lui proposons naturellement de rester un peu plus et, de jour en jour, il demeure avec nous pour toujours, si seulement nous le voulons, parce que oui aussi incroyable que cela puisse paraître certains choisissent de le mettre dehors… Tout ceci est l’image de la nouvelle naissance, moment où nous acceptons le Saint Esprit à notre bord.
Dans l’évangile de Jean l’apôtre est le seul à employer un terme concernant le Saint-Esprit qui se transcrit en français par « Paraclet ». Littéralement « celui qui se tient à coté », c’est un terme grec d’origine juridique qui pourrait se traduire par avocat, il qualifie celui qui est plus apte à parler au nom de celui qui doit se défendre et pour son bien. Il intercède pour nous mais surtout par nous, à travers nous. Romains 8:26-27 nous explique un des rôles du Saint Esprit : celui de palier à notre faiblesse, Dieu et Jésus aussi – pour l’avoir partagée avec nous – connaît bien notre nature charnelle, il sait à quel point nous sommes limité spirituellement parlant.
Quand on a gouté à Dieu comment ne pas vouloir plus de Lui ?
Le baptême dans le Saint-Esprit
Le baptême dans le Saint Esprit ne saurait jamais être une obligation au salut, mais il est réellement indispensable à toute vie chrétienne épanouie, nécessaire pour entrer dans les plans de Dieu pour nos vies.
En lisant Actes 19.1-6 nous retrouvons Paul qui demande à des disciples rencontrés à Ephèse si ils avaient reçus le Saint Esprit, mais, ô, stupeur ils n’avaient même jamais entendu parler qu’il existât un Saint Esprit ! Alors Paul leur explique la signification du baptême que Jésus a recommandé et ils reçurent simplement le baptême dans le Saint Esprit suite à cet enseignement et mise en pratique. Concernant les chrétiens s’ils ne sont pas enseignés (comme je suis en train de le faire) de l’existence du Saint Esprit et de son ministère dans l’Eglise, ils peuvent passer à coté de leur vie de chrétien !
Tous les chrétiens sincères ont à un moment rêvé de vivre les temps évangéliques comme les apôtres ont pu les vivre au coté de Jésus, quels moments glorieux… Oui mais voilà, Jésus lui-même dit en Jean 16.7 qu’il est préférable qu’il s’en aille ! Parce qu’une fois monté auprès du père pour y faire l’expiation du Péché dans le tabernacle de Dieu, avec son propre sang, il a reçu le pouvoir de répandre le Saint Esprit. Il précise par là que la « dispensation de l’Esprit » comme on la qualifie en théologie est un temps plus glorieux que les autres, et quelle gloire en effet ; que l’Esprit de vérité et vie vienne habiter en nous !
Le parler en langue, don résident et porte ouverte aux autres dons
Résident ? Ce mot signifie simplement que ce don, réside en nous et que c’est par notre volonté que nous pouvons l’utiliser, ce qui n’est pas le cas des autres dons cités dans la Bible (ancien et nouveau testament compris). Concrètement dans le passage de l’épître aux Corinthiens où Paul parle de toute cela, en parlant du parler en langue, emploie à chaque fois le « je », il dit si je parle, prie ou chante en langue… Il ne dit pas si l’Esprit me fait parler en langue.
Il n’est pas nécessaire d’attendre de ressentir quoi que ce soit pour parler en langue, vous n’avez à culpabiliser de parler en langue alors que vous ne ressentez pas la présence de Dieu physiquement, émotionnellement. Il n’y a pas d’occasions spéciales, ni de circonstances indispensables, seul votre volonté s’exerce. C’est pourquoi dans le passage qu’il écrit aux corinthiens Paul à plusieurs reprise encourage (et même se « vante » de le faire plus) le parler en langue.
C’est là un grand gâchis couramment répandu : des chrétiens baptisés dans l’Esprit qui par manque de connaissance ne pratique jamais ou très occasionnellement ce don fait par Dieu et ne profite pas du premier des effets : l’édification personnelle.
Utilité première : édification personnelle
Oui la première raison pour laquelle Dieu donne ce don est le perfectionnement, l’édification personnelle. En parlant en langue vous parlez non par votre intellect (siégeant dans votre âme) mais par votre esprit et avec l’Esprit de Dieu.
• Comme déjà lu auparavant dans Romains 8.26 le Saint Esprit nous aide car nous ne savons pas ce qu’il faut prier, par le parler en langue nous trouvons des sujets de prière, Dieu nous révèle des blocages spirituels et comment les faire sauter.
• Dans Jean 15:26 Jésus explique que le Saint-Esprit nous révèle Jésus, il est impossible de réellement comprendre qui est Jésus, et en particulier qui il est pour nous sans l’aide du Saint-Esprit.
• Dans Jean 16.13 Jésus nous annonce que le Saint Esprit nous conduit, c’est un des sens du mot Paraclet, celui de conseiller, de guide. Et ou nous conduit-il ; dans la Vérité, mais la Vérité c’est Jésus !
• Et aussi dans Romains 8:16 Paul ajoute qu’Il témoigne à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
• Jean 14:26 ajoute enfin qu’il nous rappelle les paroles de Jésus, cela ne se limite pas aux évangiles, mais à toute la parole puisque Jésus est la parole. Impossible donc de comprendre la parole, d’avoir la révélation du père ou du fils sans l’assistance du Saint Esprit. Comme Jésus après sa résurrection apparaissant aux disciples sur le chemin vers Emmaüs, il leur ouvrit l’esprit à la parole (Luc 24.45), vous savez c’est comme ces livres en relief pour enfant, dès que l’on ouvre une page elle semble émerger hors du livre, le Saint Esprit fera la même chose avec la parole, il vous transportera aux temps évangéliques avec les disciples auprès de Jésus et vous fera vivre en relief les textes bibliques.
Toute ces points sont des actions du Saint Esprit dans la vie de ceux qui l’accepte mais il convient de préciser que rien ne les relie absolument au parler en langue, ceci dit Paul précise qu’il souhaite que tous parlent en langue.
Entendre la voix de Dieu
Jésus dans son enseignement sur la prière nous invite à fermer la porte de notre chambre, de notre lieu secret (Matthieu 6.6), le terme de lieu secret où seul Dieu peut voir fait plutôt penser à un lieu non géographique en fait je pense qu’il s’agit de notre cœur. En effet les perturbations, les pensées oisives, les soucis de ce monde, les mensonges de l’ennemi, les blessures... siègent dans notre âme. Le parler en langue laissant notre intelligence au repos (1 Corinthiens 14.14) pour n’utiliser que notre esprit, ferme alors la porte à tout ce qui peut polluer notre âme et nous aide à faire le focus sur Dieu lui-même.
C’est comme un tuner manuel, quand on entend un écho d’une voix mais on doit se caller exactement sur la bonne fréquence pour faire taire les parasites qui la couvre, et enfin entendre distinctement la voix. La vie de prière est un dialogue avec Dieu, si nous ne prenons pas la peine, ou n’arrivons pas, à fermer la porte aux pensées en tout genre, alors la prière demeure parfois une simple énumération de soucis, une liste de course de ce que nous aimerions que Dieu fasse pour nous, nous parlons uniquement de ce qui pèse sur notre cœur sans nous laisser guider par l’Esprit (cf. Romains 8.26).
Imaginez que Dieu a donné son fils unique à la croix pour rétablir la communication avec nous qui avions claqué la porte par notre rébellion et notre Péché. Pensez au prix payé par Jésus, aux souffrances qu’il a enduré dans ce seul but : pouvoir à nouveau être en communion avec nous ! Et qu’en ferions-nous ? Notre vie de prière ne doit pas se compter en minutes, ni même en heure mais en profondeur, l’unité de mesure de la prière n’est pas quantitative mais qualitative. Qu’au lieu d’avoir les yeux rivés sur l’horloge pour voir si on bat son record on les ait sur lui (Hébreux 12.2).
Qu’entendre Dieu nous répondre ne soit plus une exception mais une habitude.
Et donc ouverture sur les dons de révélations
Paul donne une échelle de comparaison cependant, il dit « mais, dans l’Eglise, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, (1 Corinthiens 14.19) afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue. ». Paul met un frein à l’excès des corinthiens à ce moment, il donne une échelle volontairement exagérée pour marquer une règle : puisque le parler en langue nous édifie nous seul, on doit lui privilégié toute autre communication dans l’église par amour pour les autres, nos frères et sœurs en Christ.
Le parler en langue peut nous couper des autres aussi si on l’utilise de manière déséquilibrée, pas au bon moment, en place et lieu d’une discussion, nous devons rester accessible, abordable au dialogue, chez nous avec notre famille mais qui plus est dans l’église. Imaginez qu’on vous invite à un repas ou personne ne parle français… le temps va sembler long !
Dans 1 Corinthiens 14 Paul met toujours le parler en langue en premier puis « parler avec intelligence » ensuite, j’y vois un ordre logique et tacite, c'est-à-dire : dans le lieu secret, dans notre vie de prière parler en langue nous édifie, nous donne les paroles de Dieu pour « parler avec ensuite avec intelligence ». C’est peut-être aussi dans ce sens que Paul compare 10 000 paroles en langues et 5 avec l’intelligence, 10 000 dans sa chambre pour 5 dans l’église ?
Passant régulièrement du temps dans la présence de Dieu, en premier lieu chez soi, dans son culte personnel nous arrivons alors à l’église, prêt à manifester les dons que Dieu veut nous donner pour l’utilité commune. Puisque le Saint Esprit sonde les profondeurs de Dieu (cf. 1 Corinthiens 2.10) aussi bien que notre cœur ! Il peut alors nous révéler alors ce qu’il y a sur le cœur de Dieu, pour une personne en particulier ou pour l’église locale. Nous devenons donc accessible, puisque préparé, aux autres dons que Dieu veut manifester dans l’église. Et Jésus a dit aussi de lui qu’Il prendra de ce qu’il lui appartient pour nous l’annoncer (Jean 16.14) donc ce ne peut être que de bonnes choses.
Et encore faut-il préciser aussi que les dons de révélation ne sont pas les seuls dons que le Saint Esprit nous communique, à nous l’Eglise. Il en existe tellement d’autre que nous ne pourrions pas en faire une liste exhaustive ! Un exemple seulement : que dire de l’effet positif sur la vie de l’église locale qu’une personne doué pour encourager peut avoir ?
Dieu place un appel sur ta vie
La pratique régulière du ou des dons spirituels que nous avons reçus, du service dans l’église, peut logiquement mener à ce que l’appel, le plan de Dieu pour nos vies, se dessine naturellement. Telle personne va commencer à voir se développer dans la prière une sensibilité pour les âmes perdues et l’évangélisation. Telle autre avec l’aide du Saint Esprit va réussir à comprendre la parole et ses mystères avec plus de facilité (dons des paroles de connaissance ou de sagesse), il prendra plaisir à partager ce qu’il y a compris et apprendra à le faire comme Jésus et les apôtres avant lui. Il existe une règle biblique à ne pas négliger celle des « petits commencements », à plusieurs reprises Jésus dit qu’il faut commencer par les petites choses pour s’en voir confier des plus grandes. C’est hélas, dans nos sociétés postmodernes, une notion qui n’est plus trop au goût du jour ! Nous sommes dans la culture du : « tout, tout de suite », être une star en quelques semaines, millionnaire en trente secondes, sans effort, sans implication, presque sans travailler…
A ce propos il est juste de préciser que la liste donnée dans 1 Corinthiens 12.8-10, 29-30 ou Ephésiens 4.11 n’est pas forcément exhaustive !
Mais attention à ne pas l’attrister
Des passages tels que Ephésiens 4.30-32 ou 1 Thessaloniciens 5.19-22 nous mettent clairement en garde sur la possibilité d’attrister ou d’éteindre le Saint Esprit, dans nos vies mais aussi dans l’église ! Ensuite et concrètement si nous négligeons ou attristons le Saint Esprit il faudra repasser par un processus qui nous permette à nouveau de retrouver la piété. Nous retrouvons le chemin que Dieu à prévu dans ce cas en Apocalypse 2.5 il suppose, ce chemin de commencer par se rendre compte d’où on est tombé, d’être lucide sur nous même notre parcours, de se repentir si on a dévié et enfin de revenir aux premières œuvres, mais attention ce chemin ne peut pas être parcouru dans le désordre !
Sans le Saint Esprit dans nos vies, nous perdons la piété, mais c’est quoi au fait la piété ? La piété c’est ce que Paul recommande dans 1 Thessaloniciens 5.17-18, juste avant le passage parlant de ne pas attrister l’Esprit ! La piété c’est l’état d’esprit dans lequel le chrétien doit être pour pouvoir être sans cesse en prière. Et aussi Ephésiens 6.18 nous y invite, comment pourrions-nous concrètement passer une journée entière, 24h à genou à prier par exemple, il faut bien se nourrir, dormir, travailler nouer des relations avec nos familles et frères et sœurs dans la foi, si ce n’est par la piété ces recommandations sont impossibles.
Nous avons eu la chance, ma femme et moi de recevoir des hommes de Dieu qui ont étaient pour nous de bons exemples dans ce sens.
Conclusion
Voici une petite partie de ce que le Saint Esprit peut et veut faire dans nos vies, si nous le laissons faire, si après lui avoir ouvert, nous lui permettons de s’installer à vie dans notre cœur. Il a de grand projets pour nos vies et beaucoup de travail en prévision mais jamais il ne le fera sans que nous soyons participant.
Dans le cas d’un appel : Dans Actes 8.14-19 Nous retrouvons Pierre et Jean visitant les églises naissantes suite au passage de Philippe, et dans le but d’enraciner ces dernières. Ils prient et imposent les mains aux chrétiens pour qu’ils reçoivent le baptême du Saint-Esprit. Le texte précise justement qu’il n’était encore descendu sur aucun d’eux et non pas en aucun d’eux puisqu’ils étaient nés de nouveau. Paul à fait de même avec les disciples rencontré à Ephèse (cf. Actes 19.1-7).
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