Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Le sacrificateur mettra aussi devant l’Éternel du sang sur les cornes de l’autel du parfum des choses aromatiques. »
L’autel des parfums est le lieu où les saints présentent leurs prières et leurs louanges ; et il est précieux de penser que cet autel a reçu aspersion du sang du grand sacrifice. C’est là ce qui rend notre adoration acceptable devant Dieu. Il voit le sang de son Fils et reçoit nos hommages. Fixons nos yeux sur le sang de cette oblation unique pour le péché. Le péché est mêlé même à nos choses saintes, et notre repentance ni notre foi, notre prière ni nos actions de grâces n’auraient accès auprès de Dieu, sans ce sang du sacrifice expiatoire. Plusieurs rient ou s’indignent devant « le sang. » Mais c’est là le fondement de notre consolation et de notre espérance. Étant sur les cornes de l’autel, il est plus visible à nos yeux, quand nous nous approchons de Dieu. Le sang donne puissance à la prière, c’est pourquoi il est sur les cornes, signe de puissance. Il est devant l’Éternel et doit être devant nous. Il est déjà sur l’autel avant que nous apportions l’encens ; il est là pour sanctifier nos offrandes et nos dons.
Prions donc avec confiance, puisque la victime sans défaut a été offerte en la personne de Christ, qu’elle a été acceptée, que le sang a pénétré à l’intérieur du voile et que les prières faites avec foi sont d’agréable odeur à l’Éternel.
Charles Spurgeon
Offrez à Dieu vos membres comme des instruments de justice… Pour arriver à la sainteté.
Je ne peux ni me sauver, ni me sanctifier moi-même ; je ne peux expier le péché ; je ne peux racheter le monde. Je ne peux pas faire que le mal soit bien, rendre pur ce qui est impur, saint ce qui est souillé. Tout cela, c’est l’œuvre souveraine de Dieu. Ai-je vraiment confiance en l’œuvre accomplie par Jésus-Christ ? Son œuvre expiatoire est parfaite ; cette pensée est-elle toujours présente à mon esprit ? Ce qui nous manque le plus, ce n’est pas d’agir, mais de croire.
La Rédemption n’est pas une expérience que je fais ; c’est l’acte souverain de Dieu accompli par le moyen du Christ, et c’est sur cet acte que je dois fonder ma foi. Si ma foi s’appuie sur mon expérience, j’aboutis à un type de vie que la Bible ne connaît pas, une vie isolée, où je contemple ma propre pureté. Une piété qui n’est pas fondée sur l’Expiation faite par le Seigneur, est inutile et ne sert qu’à entretenir une vie recluse. Elle est inutile pour Dieu et nuisible aux hommes. Que Jésus-Christ lui-même soit la pierre de touche de toutes nos expériences ! Tant que la pensée de l’Expiation n’inspirera pas toute notre manière de vivre, nous ne pourrons rien faire qui soit agréable à Dieu.
L’Expiation accomplie par Jésus doit pénétrer, très simplement, toute mon activité, toute ma vie pratique. Chaque fois que j’obéis à Dieu j’ai le secours de sa toute-puissance, en sorte que la grâce de Dieu et l’obéissance coïncident. L’obéissance implique que je crois sans réserve à l’expiation, et la grâce surnaturelle de Dieu vient inonder mon cœur.
Gardez-vous d’une contrefaçon de la piété qui s’isole de la vie humaine. Revenez sans cesse à la pierre de touche de l’Expiation. Dans quelle mesure guide-t-elle vos actions et votre comportement ?
Oswald Chambers