Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« C’est là véritablement que l’Éternel est magnifique pour nous ; c’est là le lieu des fleuves, des rivières très larges, par lequel des vaisseaux à rames n’iront point, et aucun gros navire n’y passera. »
L’Éternel veut être notre bien suprême, et nous ne trouverons en lui aucune des déceptions qui accompagnent les choses terrestres. Une ville située sur un large fleuve peut courir le danger d’être attaquée par des galères et de grands vaisseaux. Mais si, ici, le Seigneur représente sous cette image l’abondance de sa bonté, il prend soin d’écarter toutes les craintes qu’une semblable figure pourrait évoquer. Béni soit son amour. Seigneur, si tu veux m’envoyer la bénédiction terrestre comme un large courant, que jamais on ne voie apparaître sur ses flots les dangereux navires « Orgueil » et « Mondanité. » Si tu me donnes vigoureuse santé et joyeux esprit, que la voile des aises charnelles ne fasse point son apparition ; et si tu m’accordes le succès dans ton service sacré, fût-il aussi grandiose que le cours d’un fleuve, qu’en aucun cas je ne voie flotter sur ses vagues la vanité ni la confiance propre.
Quand je serais assez heureux pour refléter continuellement la lumière de ta face, que jamais le mépris pour tes faibles enfants, ni la pensée de ma propre perfection ne vienne naviguer sur les eaux de mon assurance parfaite. Seigneur, donne-moi cette bénédiction qui enrichit et n’est accompagnée d’aucun travail ni d’aucun péché.
Charles Spurgeon
Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dite., bien, car je le suis.
Être dominé par un maître et sentir que l’on possède un Maître sont deux choses très différentes. Le Maître que l’on possède, comme on possède un trésor, c’est Celui qui me connaît mieux que je ne me connais, qui me tient de plus près qu’aucun ami sur terre ; qui sonde mon cœur jusqu’en ses profondeurs, et satisfait mes plus secrets désirs ; qui résout toutes mes difficultés, et calme toutes mes inquiétudes. Il n’y a qu’un seul maître au monde qui réponde à cette définition. « Un seul est votre Maître… le Christ ».
Notre Seigneur ne s’impose jamais à nous. Il n’use jamais ni de force ni d’artifice pour obtenir de nous ce qu’il veut. Il y a des moments où je voudrais que Dieu me dominât et me forçât de faire sa volonté, mais Il ne le fera pas. À d’autres moments je voudrais qu’Il me laissât tranquille, mais Il ne le fera pas.
« Vous m’appelez Maître et Seigneur… » Est-ce vrai ? Nous préférons l’appeler Sauveur. Nous ne savons pas ce que c’est que d’avoir un véritable Maître, parce que nous ne savons pas ce que c’est que le véritable amour, tel que Dieu seul peut nous le révéler. C’est cet amour-là qui permet la véritable obéissance, celle d’un égal à un égal, d’un fils à son père. Notre Seigneur n’était pas le serviteur de Dieu, il était son Fils. « Quoique Fils de Dieu, il a appris l’obéissance par la douleur ». Si notre idée, c’est que nous sommes dominés, cela prouve que nous ne possédons pas véritablement un Maître. Jésus veut que nous le considérions comme un Maître, auquel nous obéirons tout naturellement, par amour, presque sans nous en apercevoir.
Oswald Chambers