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Bible en un an Jour

Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
Cliquez simplement sur les chapitres ci-dessous pour les lire chaque jour.

1 Et maintenant !… je suis la risée de plus jeunes que moi, De ceux dont je dédaignais de mettre les pères Parmi les chiens de mon troupeau. 2 Mais à quoi me servirait la force de leurs mains ? Ils sont incapables d’atteindre la vieillesse. 3 Desséchés par la misère et la faim, Ils fuient dans les lieux arides, Depuis longtemps abandonnés et déserts ; 4 Ils arrachent près des arbrisseaux les herbes sauvages, Et ils n’ont pour pain que la racine des genêts. 5 On les chasse du milieu des hommes, On crie après eux comme après des voleurs. 6 Ils habitent dans d’affreuses vallées, Dans les cavernes de la terre et dans les rochers ; 7 Ils hurlent parmi les buissons, Ils se rassemblent sous les ronces. 8 Etres vils et méprisés, On les repousse du pays. 9 Et maintenant, je suis l’objet de leurs chansons, Je suis en butte à leurs propos. 10 Ils ont horreur de moi, ils se détournent, Ils me crachent au visage. 11 Ils n’ont plus de retenue et ils m’humilient, Ils rejettent tout frein devant moi. 12 Ces misérables se lèvent à ma droite et me poussent les pieds, Ils se fraient jusqu’à moi des sentiers pour ma ruine ; 13 Ils détruisent mon propre sentier et travaillent à ma perte, Eux à qui personne ne viendrait en aide ; 14 Ils arrivent comme par une large brèche, Ils se précipitent sous les craquements. 15 Les terreurs m’assiègent ; Ma gloire est emportée comme par le vent, Mon bonheur a passé comme un nuage. 16 Et maintenant, mon âme s’épanche en mon sein, Les jours de la souffrance m’ont saisi. 17 La nuit me perce et m’arrache les os, La douleur qui me ronge ne se donne aucun repos, 18 Par la violence du mal mon vêtement perd sa forme, Il se colle à mon corps comme ma tunique. 19 Dieu m’a jeté dans la boue, Et je ressemble à la poussière et à la cendre. 20 Je crie vers toi, et tu ne me réponds pas ; Je me tiens debout, et tu me lances ton regard. 21 Tu deviens cruel contre moi, Tu me combats avec la force de ta main. 22 Tu me soulèves, tu me fais voler au-dessus du vent, Et tu m’écrases au bruit de la tempête. 23 Car, je le sais, tu me mènes à la mort, Au rendez-vous de tous les vivants. 24 Mais celui qui va périr n’étend-il pas les mains ? Celui qui est dans le malheur n’implore-t-il pas du secours ? 25 N’avais-je pas des larmes pour l’infortuné ? Mon cœur n’avait-il pas pitié de l’indigent ? 26 J’attendais le bonheur, et le malheur est arrivé ; J’espérais la lumière, et les ténèbres sont venues. 27 Mes entrailles bouillonnent sans relâche, Les jours de la calamité m’ont surpris. 28 Je marche noirci, mais non par le soleil ; Je me lève en pleine assemblée, et je crie. 29 Je suis devenu le frère des chacals, Le compagnon des autruches. 30 Ma peau noircit et tombe, Mes os brûlent et se dessèchent. 31 Ma harpe n’est plus qu’un instrument de deuil, Et mon chalumeau ne peut rendre que des sons plaintifs.
1 J’avais fait un pacte avec mes yeux, Et je n’aurais pas arrêté mes regards sur une vierge. 2 Quelle part Dieu m’aurait-il réservée d’en haut ? Quel héritage le Tout-Puissant m’aurait-il envoyé des cieux ? 3 La ruine n’est-elle pas pour le méchant, Et le malheur pour ceux qui commettent l’iniquité ? 4 Dieu n’a-t-il pas connu mes voies ? N’a-t-il pas compté tous mes pas ? 5 Si j’ai marché dans le mensonge, Si mon pied a couru vers la fraude, 6 Que Dieu me pèse dans des balances justes, Et il reconnaîtra mon intégrité ! 7 Si mon pas s’est détourné du droit chemin, Si mon cœur a suivi mes yeux, Si quelque souillure s’est attachée à mes mains, 8 Que je sème et qu’un autre moissonne, Et que mes rejetons soient déracinés ! 9 Si mon cœur a été séduit par une femme, Si j’ai fait le guet à la porte de mon prochain, 10 Que ma femme tourne la meule pour un autre, Et que d’autres la déshonorent ! 11 Car c’est un crime, Un forfait que punissent les juges ; 12 C’est un feu qui dévore jusqu’à la ruine, Et qui aurait détruit toute ma richesse. 13 Si j’ai méprisé le droit de mon serviteur ou de ma servante Lorsqu’ils étaient en contestation avec moi, 14 Qu’ai-je à faire, quand Dieu se lève ? Qu’ai-je à répondre, quand il châtie ? 15 Celui qui m’a créé dans le ventre de ma mère ne les a-t-il pas créés ? Le même Dieu ne nous a-t-il pas formés dans le sein maternel ? 16 Si j’ai refusé aux pauvres ce qu’ils demandaient, Si j’ai fait languir les yeux de la veuve, 17 Si j’ai mangé seul mon pain, Sans que l’orphelin en ait eu sa part, 18 Moi qui l’ai dès ma jeunesse élevé comme un père, Moi qui dès ma naissance ai soutenu la veuve ; 19 Si j’ai vu le malheureux manquer de vêtements, L’indigent n’avoir point de couverture, 20 Sans que ses reins m’aient béni, Sans qu’il ait été réchauffé par la toison de mes agneaux ; 21 Si j’ai levé la main contre l’orphelin, Parce que je me sentais un appui dans les juges ; 22 Que mon épaule se détache de sa jointure, Que mon bras tombe et qu’il se brise ! 23 Car les châtiments de Dieu m’épouvantent, Et je ne puis rien devant sa majesté. 24 Si j’ai mis dans l’or ma confiance, Si j’ai dit à l’or : Tu es mon espoir ; 25 Si je me suis réjoui de la grandeur de mes biens, De la quantité des richesses que j’avais acquises ; 26 Si j’ai regardé le soleil quand il brillait, La lune quand elle s’avançait majestueuse, 27 Et si mon cœur s’est laissé séduire en secret, Si ma main s’est portée sur ma bouche ; 28 C’est encore un crime que doivent punir les juges, Et j’aurais renié le Dieu d’en haut ! 29 Si j’ai été joyeux du malheur de mon ennemi, Si j’ai sauté d’allégresse quand les revers l’ont atteint, 30 Moi qui n’ai pas permis à ma langue de pécher, De demander sa mort avec imprécation ; 31 Si les gens de ma tente ne disaient pas : Où est celui qui n’a pas été rassasié de sa viande ? 32 Si l’étranger passait la nuit dehors, Si je n’ouvrais pas ma porte au voyageur ; 33 Si, comme les hommes, j’ai caché mes transgressions, Et renfermé mes iniquités dans mon sein, 34 Parce que j’avais peur de la multitude, Parce que je craignais le mépris des familles, Me tenant à l’écart et n’osant franchir ma porte… 35 Oh ! qui me fera trouver quelqu’un qui m’écoute ? Voilà ma défense toute signée : Que le Tout-Puissant me réponde ! Qui me donnera la plainte écrite par mon adversaire ? 36 Je porterai son écrit sur mon épaule, Je l’attacherai sur mon front comme une couronne ; 37 Je lui rendrai compte de tous mes pas, Je m’approcherai de lui comme un prince. 38 Si ma terre crie contre moi, Et que ses sillons versent des larmes ; 39 Si j’en ai mangé le produit sans l’avoir payée, Et que j’aie attristé l’âme de ses anciens maîtres ; 40 Qu’il y croisse des épines au lieu de froment, Et de l’ivraie au lieu d’orge ! Fin des paroles de Job.

Intervention d’Élihu
Reproches à Job et à ses amis

1 Ces trois hommes cessèrent de répondre à Job, parce qu’il se regardait comme juste. 2 Alors s’enflamma de colère Elihu, fils de Barakeel de Buz, de la famille de Ram. Sa colère s’enflamma contre Job, parce qu’il se disait juste devant Dieu. 3 Et sa colère s’enflamma contre ses trois amis, parce qu’ils ne trouvaient rien à répondre et que néanmoins ils condamnaient Job. 4 Comme ils étaient plus âgés que lui, Elihu avait attendu jusqu’à ce moment pour parler à Job. 5 Mais, voyant qu’il n’y avait plus de réponse dans la bouche de ces trois hommes, Elihu s’enflamma de colère. 6 Et Elihu, fils de Barakeel de Buz, prit la parole et dit : Je suis jeune, et vous êtes des vieillards ; C’est pourquoi j’ai craint, j’ai redouté De vous faire connaître mon sentiment. 7 Je disais en moi-même : Les jours parleront, Le grand nombre des années enseignera la sagesse. 8 Mais en réalité, dans l’homme, c’est l’esprit, Le souffle du Tout-Puissant, qui donne l’intelligence ; 9 Ce n’est pas l’âge qui procure la sagesse, Ce n’est pas la vieillesse qui rend capable de juger. 10 Voilà pourquoi je dis : Ecoute ! Moi aussi, j’exposerai ma pensée. 11 J’ai attendu la fin de vos discours, J’ai suivi vos raisonnements, Votre examen des paroles de Job. 12 Je vous ai donné toute mon attention ; Et voici, aucun de vous ne l’a convaincu, Aucun n’a réfuté ses paroles. 13 Ne dites pas cependant : En lui nous avons trouvé la sagesse ; C’est Dieu qui peut le confondre, ce n’est pas un homme ! 14 Il ne s’est pas adressé directement à moi : Aussi lui répondrai-je tout autrement que vous. 15 Ils ont peur, ils ne répondent plus ! Ils ont la parole coupée ! 16 J’ai attendu qu’ils aient fini leurs discours, Qu’ils s’arrêtent et ne sachent que répliquer. 17 À mon tour, je veux répondre aussi, Je veux dire aussi ce que je pense. 18 Car je suis plein de paroles, L’esprit me presse au-dedans de moi ; 19 Au-dedans de moi, c’est comme un vin qui n’a pas d’issue, Comme des outres neuves qui vont éclater. 20 Je parlerai pour respirer à l’aise, J’ouvrirai mes lèvres et je répondrai. 21 Je n’aurai point égard à l’apparence, Et je ne flatterai personne ; 22 Car je ne sais pas flatter : Mon créateur m’enlèverait bien vite.

Arrestation et libération de Pierre

1 Vers le même temps, le roi Hérode se mit à maltraiter quelques membres de l’Église, 2 et il fit mourir par l’épée Jacques, frère de Jean. 3 Voyant que cela était agréable aux Juifs, il fit encore arrêter Pierre. – C’était pendant les jours des pains sans levain. – 4 Après l’avoir saisi et jeté en prison, il le mit sous la garde de quatre escouades de quatre soldats chacune, avec l’intention de le faire comparaître devant le peuple après la Pâque. 5 Pierre donc était gardé dans la prison ; et l’Église ne cessait d’adresser pour lui des prières à Dieu. 6 La nuit qui précéda le jour où Hérode allait le faire comparaître, Pierre, lié de deux chaînes, dormait entre deux soldats ; et des sentinelles devant la porte gardaient la prison. 7 Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans la prison. L’ange réveilla Pierre, en le frappant au côté, et en disant : Lève-toi promptement ! Les chaînes tombèrent de ses mains. 8 Et l’ange lui dit : Mets ta ceinture et tes sandales. Et il fit ainsi. L’ange lui dit encore : Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi. 9 Pierre sortit, et le suivit, ne sachant pas que ce qui se faisait par l’ange était réel, et s’imaginant avoir une vision. 10 Lorsqu’ils eurent passé la première garde, puis la seconde, ils arrivèrent à la porte de fer qui mène à la ville, et qui s’ouvrit d’elle-même devant eux ; ils sortirent, et s’avancèrent dans une rue. Aussitôt l’ange quitta Pierre. 11 Revenu à lui-même, Pierre dit : Je vois maintenant d’une manière certaine que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a délivré de la main d’Hérode et de tout ce que le peuple juif attendait. 12 Après avoir réfléchi, il se dirigea vers la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où beaucoup de personnes étaient réunies et priaient. 13 Il frappa à la porte du vestibule, et une servante, nommée Rhode, s’approcha pour écouter. 14 Elle reconnut la voix de Pierre ; et, dans sa joie, au lieu d’ouvrir, elle courut annoncer que Pierre était devant la porte. 15 Ils lui dirent : Tu es folle. Mais elle affirma que la chose était ainsi. 16 Et ils dirent : C’est son ange. Cependant Pierre continuait à frapper. Ils ouvrirent, et furent étonnés de le voir. 17 Pierre, leur ayant de la main fait signe de se taire, leur raconta comment le Seigneur l’avait tiré de la prison, et il dit : Annoncez-le à Jacques et aux frères. Puis il sortit, et s’en alla dans un autre lieu. 18 Quand il fit jour, les soldats furent dans une grande agitation, pour savoir ce que Pierre était devenu. 19 Hérode, s’étant mis à sa recherche et ne l’ayant pas trouvé, interrogea les gardes, et donna l’ordre de les mener au supplice. Ensuite il descendit de la Judée à Césarée, pour y séjourner. 20 Hérode avait des dispositions hostiles à l’égard des Tyriens et des Sidoniens. Mais ils vinrent le trouver d’un commun accord ; et, après avoir gagné Blaste, son chambellan, ils sollicitèrent la paix, parce que leur pays tirait sa subsistance de celui du roi. 21 À un jour fixé, Hérode, revêtu de ses habits royaux, et assis sur son trône, les harangua publiquement. 22 Le peuple s’écria : Voix d’un dieu, et non d’un homme ! 23 Au même instant, un ange du Seigneur le frappa, parce qu’il n’avait pas donné gloire à Dieu. Et il expira, rongé des vers. 24 Cependant la parole de Dieu se répandait de plus en plus, et le nombre des disciples augmentait. 25 Barnabas et Saul, après s’être acquittés de leur message, s’en retournèrent de Jérusalem, emmenant avec eux Jean, surnommé Marc.

Premier voyage missionnaire
Envoi de Barnabas et Saul

1 Il y avait dans l’Église d’Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, et Saul. 2 Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. 3 Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains, et les laissèrent partir. 4 Barnabas et Saul, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie, et de là ils s’embarquèrent pour l’île de Chypre. 5 Arrivés à Salamine, ils annoncèrent la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient Jean pour aide. 6 Ayant ensuite traversé toute l’île jusqu’à Paphos, ils trouvèrent un certain magicien, faux prophète juif, nommé Bar-Jésus, 7 qui était avec le proconsul Sergius Paulus, homme intelligent. Ce dernier fit appeler Barnabas et Saul, et manifesta le désir d’entendre la parole de Dieu. 8 Mais Elymas, le magicien – car c’est ce que signifie son nom – leur faisait opposition, cherchant à détourner de la foi le proconsul. 9 Alors Saul, appelé aussi Paul, rempli du Saint-Esprit, fixa les regards sur lui, et dit : 10 Homme plein de toute espèce de ruse et de fraude, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ? 11 Maintenant voici, la main du Seigneur est sur toi, tu seras aveugle, et pour un temps tu ne verras pas le soleil. Aussitôt l’obscurité et les ténèbres tombèrent sur lui, et il cherchait, en tâtonnant, des personnes pour le guider. 12 Alors le proconsul, voyant ce qui était arrivé, crut, étant frappé de la doctrine du Seigneur. 13 Paul et ses compagnons, s’étant embarqués à Paphos, se rendirent à Perge en Pamphylie. Jean se sépara d’eux, et retourna à Jérusalem.

L’Évangile à Antioche de Pisidie

14 De Perge ils poursuivirent leur route, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s’assirent. 15 Après la lecture de la loi et des prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : Hommes frères, si vous avez quelque exhortation à adresser au peuple, parlez. 16 Paul se leva, et, ayant fait signe de la main, il dit : Hommes Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez ! 17 Le Dieu de ce peuple d’Israël a choisi nos pères. Il mit ce peuple en honneur pendant son séjour au pays d’Égypte, et il l’en fit sortir par son bras puissant. 18 Il les nourrit près de quarante ans dans le désert ; 19 et, ayant détruit sept nations au pays de Canaan, il leur en accorda le territoire comme propriété. 20 Après cela, durant quatre cent cinquante ans environ, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. 21 Ils demandèrent alors un roi. Et Dieu leur donna, pendant quarante ans, Saül, fils de Kis, de la tribu de Benjamin ; 22 puis, l’ayant rejeté, il leur suscita pour roi David, auquel il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils d’Isaï, homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés. 23 C’est de la postérité de David que Dieu, selon sa promesse, a suscité à Israël un Sauveur, qui est Jésus. 24 Avant sa venue, Jean avait prêché le baptême de repentance à tout le peuple d’Israël. 25 Et lorsque Jean achevait sa course, il disait : Je ne suis pas celui que vous pensez ; mais voici, après moi vient celui dont je ne suis pas digne de délier les souliers. 26 Hommes frères, fils de la race d’Abraham, et vous qui craignez Dieu, c’est à vous que cette parole de salut a été envoyée. 27 Car les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, et, en le condamnant, ils ont accompli les paroles des prophètes qui se lisent chaque sabbat. 28 Quoiqu’ils n’aient trouvé en lui rien qui soit digne de mort, ils ont demandé à Pilate de le faire mourir. 29 Et, après qu’ils eurent accompli tout ce qui est écrit de lui, ils le descendirent de la croix et le déposèrent dans un sépulcre. 30 Mais Dieu l’a ressuscité des morts. 31 Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de la Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins auprès du peuple. 32 Et nous, nous vous annonçons cette bonne nouvelle que la promesse faite à nos pères, 33 Dieu l’a accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui. 34 Qu’il l’ait ressuscité des morts, de telle sorte qu’il ne retournera pas à la corruption, c’est ce qu’il a déclaré, en disant : Je vous donnerai les grâces saintes promises à David, ces grâces qui sont assurées. 35 C’est pourquoi il dit encore ailleurs : Tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. 36 Or, David, après avoir en son temps servi au dessein de Dieu, est mort, a été réuni à ses pères, et a vu la corruption. 37 Mais celui que Dieu a ressuscité n’a pas vu la corruption. 38 Sachez donc, hommes frères, que c’est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, 39 et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse. 40 Ainsi, prenez garde qu’il ne vous arrive ce qui est dit dans les prophètes : 41 Voyez, vous les arrogants, Soyez étonnés et disparaissez ; Car je vais faire en vos jours une œuvre, Une œuvre que vous ne croiriez pas si on vous la racontait. 42 Lorsqu’ils sortirent, on les pria de parler le sabbat suivant sur les mêmes choses ; 43 et, à l’issue de l’assemblée, beaucoup de Juifs et de prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui s’entretinrent avec eux, et les exhortèrent à rester attachés à la grâce de Dieu. 44 Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu. 45 Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant. 46 Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens. 47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur : Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre. 48 Les païens se réjouissaient en entendant cela, ils glorifiaient la parole du Seigneur, et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent. 49 La parole du Seigneur se répandait dans tout le pays. 50 Mais les Juifs excitèrent les femmes dévotes de distinction et les principaux de la ville ; ils provoquèrent une persécution contre Paul et Barnabas, et ils les chassèrent de leur territoire. 51 Paul et Barnabas secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds, et allèrent à Icone, 52 tandis que les disciples étaient remplis de joie et du Saint-Esprit.

Les trésors de la foi

« Mais, parmi tous les enfants d’Israël, un chien ne remuera point sa langue, depuis l’homme jusqu’aux bêtes, afin que vous sachiez que Dieu aura mis de la différence entre les Egyptiens et les Israélites. »

Méditation quotidienne

Quoi, Dieu aurait-il puissance sur la langue des chiens, et peut-il les empêcher d’aboyer ? Oui, certainement. Il peut interdire à un chien égyptien de faire aucun mal aux agneaux du troupeau d’Israël. Dieu impose silence aux chiens, et à ceux qui sont tels, parmi les hommes, même au cerbère de la porte de l’enfer. Avançons donc sans crainte. S’il leur laisse remuer la langue, il peut aussi fermer leur gueule. Ils pourront faire beaucoup de bruit, mais ne nous mordront point. Qu’il est doux d’être tranquille, et de passer au milieu de ses ennemis, en constatant que Dieu les oblige à nous laisser la paix. Comme Daniel dans la fosse aux lions, nous ne sommes pas même inquiétés par ceux qui semblent prêts à nous dévorer.

Fais, Seigneur, que je voie aujourd’hui la réalité de cette promesse. Si je suis poursuivi par quelque chien, j’en parlerai à Dieu. Seigneur, il n’obéit pas à ma voix, mais commande-lui de se coucher ! Protège-moi, et donne-moi la paix, afin que je voie la différence que tu fais entre ton enfant et celui qui ne te craint pas.

Charles Spurgeon

Tout pour qu’Il règne !

Ce que Dieu me dit

Dieu lui-même a dit : … Aussi pouvons-nous dire avec assurance…

Ce que je dis doit se fonder sur ce que Dieu me dit. Dieu dit : « Je ne te laisserai pas ». Alors, de mon côté, je puis dire avec courage : « Le Seigneur est mon secours, je n’aurai pas peur ». Alors je ne serai plus hanté par la crainte. Si je suis jamais tenté d’avoir peur, je me souviendrai de la promesse de Dieu, et je serai plein de courage, comme un enfant qui s’élance pour accomplir un désir de son père. Il y s bien des croyants dont la foi faiblit quand surgit la crainte ; leur aine ne sait pas respirer la force en Dieu.

Qu’est-ce donc qui vous fait si peur ? Vous n’êtes pas un lâche, vous allez de l’avant, mais la crainte vous tenaille. Vous ne savez où trouver du secours. Dites-vous donc : « Le Seigneur est mon secours, là où je suis, en ce moment même ». Avez-vous appris à écouter Dieu d’abord, et puis à régler vos paroles sur les siennes ? Ou bien commencez-vous par dire ce qui vous paraît juste, en essayant après coup d’ajuster à cela la parole de Dieu ? Vous n’aurez qu’une chose à faire : vous emparer de la promesse de Dieu, et puis dire : « Je n’aurai pas peur ». Quelque obstacle qui puisse obstruer votre chemin, Dieu a dit : « Je ne t’abandonnerai jamais ».

La fragilité de notre foi nous empêche de nous fier à la parole de Dieu. Quand nous sentons notre faiblesse devant les difficultés, ces difficultés deviennent des montagnes, nous ne sommes plus que des vermisseaux, et Dieu n’existe plus. Rappelez-vous que Dieu a dit : « Je ne te délaisserai pas ». Et répondez-lui courageusement : « Oui, le Seigneur est mon secours ».

Oswald Chambers