Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Je me réjouirai sur eux pour leur faire du bien. »
Qu’il est bienfaisant pour le cœur du croyant de penser que Dieu se réjouit en ses saints ! Quand nous nous considérons nous-mêmes, nous ne découvrons aucune raison qui l’y invite. Nous ne trouvons guère de satisfaction en nous, mais bien plutôt nous gémissons accablés, déplorant notre état de péché et nos infidélités. Nos frères n’ont, eux- mêmes, que peu de plaisir à nous voir, à cause des imperfections et des infirmités qu’ils constatent chez nous. Mais quelle glorieuse déclaration ; quel mystère insondable ! Le Seigneur se réjouit à notre sujet ! Nulle part nous ne lisons que Dieu se réjouisse dans les beautés de la création ; et ce n’est point des anges ni des séraphins qu’il dit : « On t’appellera : mon plaisir en toi. »
Non, c’est au sujet de son peuple seul qu’il s’exprime ainsi. Ce sont de pauvres créatures souillées et corrompues par le péché, mais sauvées, relevées et glorifiées par sa grâce qui font le sujet de son chant d’allégresse. « Il se réjouira à cause de toi d’une grande joie ; il se réjouira à cause de toi avec un chant de triomphe, » dit-il a propos de son peuple. Il semble qu’à la vue de ceux qu’il a racheté par son sang, le cœur de Dieu infini ne puisse se contenir ? Et nous, à une si merveilleuse preuve de son amour, ne répondrons-nous pas en « poussant des cris de réjouissance à l’Éternel, au Dieu de notre salut ? »
Charles Spurgeon
L’Esprit de vérité… me glorifiera.
Les mouvements piétistes d’aujourd’hui n’ont plus rien de la rude réalité du Nouveau Testament. La mort de Jésus-Christ n’a pour eux rien d’indispensable ; tout ce qu’ils recherchent, c’est une atmosphère pieuse, de prière et de dévotion. Cette conception de l’expérience religieuse n’a rien de surnaturel ni de miraculeux et n’a rien de commun avec les souffrances de Jésus ; elle n’est pas marquée du sang de l’Agneau et ne porte pas le sceau du Saint-Esprit. Elle ne laisse pas cette empreinte, qui fait dire aux hommes : « C’est bien l’œuvre du Dieu Tout-Puissant ». Or c’est cela, et cela seul, que nous révèle le Nouveau Testament.
L’expérience chrétienne normale, selon le Nouveau Testament, c’est l’attachement personnel, exclusif, à la personne de Jésus-Christ. Toute autre forme d’expérience chrétienne, ou prétendue telle, détachée de la personne de Jésus n’a de chrétien que le nom. Il n’y a point de régénération, ni de nouvelle naissance et point d’entrée dans le Royaume de Christ, si ce n’est la pensée que Jésus est notre Modèle. Dans le Nouveau Testament, Jésus est le Sauveur bien avant d’être le Modèle. Aujourd’hui, il est simplement le fondateur d’une religion, un type de perfection. S’il est bien cela, il est pourtant infiniment plus ! Il est le salut lui-même. Il est la Bonne Nouvelle de Dieu.
Jésus promet : « Quand lui, l’Esprit de vérité, sera venu… il me glorifiera ». Quand je crois à la Révélation contenue dans le Nouveau Testament, je reçois de Dieu le don du Saint-Esprit qui réalise en moi ce que Jésus a dit et mis en œuvre, pour moi, sur la croix.
Oswald Chambers