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Bible en un an Jour

Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
Cliquez simplement sur les chapitres ci-dessous pour les lire chaque jour.

Démarche de Mardochée auprès d’Esther

1 Mardochée, ayant appris tout ce qui se passait, déchira ses vêtements, s’enveloppa d’un sac et se couvrit de cendre. Puis il alla au milieu de la ville en poussant avec force des cris amers, 2 et se rendit jusqu’à la porte du roi, dont l’entrée était interdite à toute personne revêtue d’un sac. 3 Dans chaque province, partout où arrivaient l’ordre du roi et son édit, il y eut une grande désolation parmi les Juifs ; ils jeûnaient, pleuraient et se lamentaient, et beaucoup se couchaient sur le sac et la cendre. 4 Les servantes d’Esther et ses eunuques vinrent lui annoncer cela, et la reine fut très effrayée. Elle envoya des vêtements à Mardochée pour le couvrir et lui faire ôter son sac, mais il ne les accepta pas. 5 Alors Esther appela Hathac, l’un des eunuques que le roi avait placés auprès d’elle, et elle le chargea d’aller demander à Mardochée ce qui s’était passé et pourquoi il agissait ainsi. 6 Hathac se rendit vers Mardochée sur la place de la ville, devant la porte du roi. 7 Et Mardochée lui raconta tout ce qui lui était arrivé, et lui indiqua la somme d’argent qu’Haman avait promis de livrer au trésor du roi en retour du massacre des Juifs. 8 Il lui donna aussi une copie de l’édit publié dans Suse en vue de leur destruction, afin qu’il le montre à Esther et lui fasse tout connaître ; et il ordonna qu’Esther se rende chez le roi pour lui demander grâce et l’implorer en faveur de son peuple. 9 Hathac vint rapporter à Esther les paroles de Mardochée. 10 Esther chargea Hathac d’aller dire à Mardochée : 11 Tous les serviteurs du roi et le peuple des provinces du roi savent qu’il existe une loi prescrivant la peine de mort contre quiconque, homme ou femme, entre chez le roi, dans la cour intérieure, sans avoir été appelé ; celui-là seul a la vie sauve, à qui le roi tend le sceptre d’or. Et moi, je n’ai point été appelée auprès du roi depuis trente jours. 12 Lorsque les paroles d’Esther eurent été rapportées à Mardochée, 13 Mardochée fit répondre à Esther : Ne t’imagine pas que tu échapperas seule d’entre tous les Juifs, parce que tu es dans la maison du roi ; 14 car, si tu te tais maintenant, le secours et la délivrance surgiront d’autre part pour les Juifs, et toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? 15 Esther envoya dire à Mardochée : 16 Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, sans manger ni boire pendant trois jours, ni la nuit ni le jour. Moi aussi, je jeûnerai de même avec mes servantes, puis j’entrerai chez le roi, malgré la loi ; et si je dois périr, je périrai. 17 Mardochée s’en alla, et fit tout ce qu’Esther lui avait ordonné.

Démarche d’Esther auprès du roi

1 Le troisième jour, Esther mit ses vêtements royaux et se présenta dans la cour intérieure de la maison du roi, devant la maison du roi. Le roi était assis sur son trône royal dans la maison royale, en face de l’entrée de la maison. 2 Lorsque le roi vit la reine Esther debout dans la cour, elle trouva grâce à ses yeux ; et le roi tendit à Esther le sceptre d’or qu’il tenait à la main. Esther s’approcha, et toucha le bout du sceptre. 3 Le roi lui dit : Qu’as-tu, reine Esther, et que demandes-tu ? Quand ce serait la moitié du royaume, elle te serait donnée. 4 Esther répondit : Si le roi le trouve bon, que le roi vienne aujourd’hui avec Haman au festin que je lui ai préparé. 5 Et le roi dit : Allez tout de suite chercher Haman, comme le désire Esther. Le roi se rendit avec Haman au festin qu’avait préparé Esther. 6 Et pendant qu’on buvait le vin, le roi dit à Esther : Quelle est ta demande ? Elle te sera accordée. Que désires-tu ? Quand ce serait la moitié du royaume, tu l’obtiendras. 7 Esther répondit : Voici ce que je demande et ce que je désire. 8 Si j’ai trouvé grâce aux yeux du roi, et s’il plaît au roi d’accorder ma demande et de satisfaire mon désir, que le roi vienne avec Haman au festin que je leur préparerai, et demain je donnerai réponse au roi selon son ordre.

Hostilité d’Haman envers Mardochée

9 Haman sortit ce jour-là, joyeux et le cœur content. Mais lorsqu’il vit, à la porte du roi, Mardochée qui ne se levait ni ne se remuait devant lui, il fut rempli de colère contre Mardochée. 10 Il sut néanmoins se contenir, et il alla chez lui. Puis il envoya chercher ses amis et Zéresch, sa femme. 11 Haman leur parla de la magnificence de ses richesses, du nombre de ses fils, de tout ce qu’avait fait le roi pour l’élever en dignité, et du rang qu’il lui avait donné au-dessus des chefs et des serviteurs du roi. 12 Et il ajouta : Je suis même le seul que la reine Esther ait admis avec le roi au festin qu’elle a fait, et je suis encore invité pour demain chez elle avec le roi. 13 Mais tout cela n’est d’aucun prix pour moi aussi longtemps que je verrai Mardochée, le Juif, assis à la porte du roi. 14 Zéresch, sa femme, et tous ses amis lui dirent : Qu’on prépare un bois haut de cinquante coudées, et demain matin demande au roi qu’on y pende Mardochée ; puis tu iras joyeux au festin avec le roi. Cet avis plut à Haman, et il fit préparer le bois.
1 Cette nuit-là, le roi ne put pas dormir, et il se fit apporter le livre des annales, les Chroniques. On les lut devant le roi, 2 et l’on trouva écrit ce que Mardochée avait révélé au sujet de Bigthan et de Théresch, les deux eunuques du roi, gardes du seuil, qui avaient voulu porter la main sur le roi Assuérus. 3 Le roi dit : Quelle marque de distinction et d’honneur Mardochée a-t-il reçue pour cela ? Il n’a rien reçu, répondirent ceux qui servaient le roi. 4 Alors le roi dit : Qui est dans la cour ? – Haman était venu dans la cour extérieure de la maison du roi, pour demander au roi de faire pendre Mardochée au bois qu’il avait préparé pour lui. – 5 Les serviteurs du roi lui répondirent : C’est Haman qui se tient dans la cour. Et le roi dit : Qu’il entre. 6 Haman entra, et le roi lui dit : Que faut-il faire pour un homme que le roi veut honorer ? Haman se dit en lui-même : Quel autre que moi le roi voudrait-il honorer ? 7 Et Haman répondit au roi : Pour un homme que le roi veut honorer, 8 il faut prendre le vêtement royal dont le roi se couvre et le cheval que le roi monte et sur la tête duquel se pose une couronne royale, 9 remettre le vêtement et le cheval à l’un des principaux chefs du roi, puis revêtir l’homme que le roi veut honorer, le promener à cheval à travers la place de la ville, et crier devant lui : C’est ainsi que l’on fait à l’homme que le roi veut honorer ! 10 Le roi dit à Haman : Prends tout de suite le vêtement et le cheval, comme tu l’as dit, et fais ainsi pour Mardochée, le Juif, qui est assis à la porte du roi ; ne néglige rien de tout ce que tu as mentionné. 11 Et Haman prit le vêtement et le cheval, il revêtit Mardochée, il le promena à cheval à travers la place de la ville, et il cria devant lui : C’est ainsi que l’on fait à l’homme que le roi veut honorer ! 12 Mardochée retourna à la porte du roi, et Haman se rendit en hâte chez lui, désolé et la tête voilée. 13 Haman raconta à Zéresch, sa femme, et à tous ses amis, tout ce qui lui était arrivé. Et ses sages, et Zéresch, sa femme, lui dirent : Si Mardochée, devant lequel tu as commencé de tomber, est de la race des Juifs, tu ne pourras rien contre lui, mais tu tomberas devant lui. 14 Comme ils lui parlaient encore, les eunuques du roi arrivèrent et conduisirent aussitôt Haman au festin qu’Esther avait préparé.

Guérison d’un aveugle-né

1 Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. 2 Ses disciples lui posèrent cette question : Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? 3 Jésus répondit : Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. 4 Il faut que je fasse, tandis qu’il est jour, les œuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, où personne ne peut travailler. 5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. 6 Après avoir dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l’aveugle, 7 et lui dit : Va, et lave-toi au réservoir de Siloé (nom qui signifie envoyé). Il y alla, se lava, et s’en retourna voyant clair. 8 Ses voisins et ceux qui auparavant l’avaient connu comme un mendiant disaient : N’est-ce pas là celui qui se tenait assis et qui mendiait ? 9 Les uns disaient : C’est lui. D’autres disaient : Non, mais il lui ressemble. Et lui-même disait : C’est moi. 10 Ils lui dirent donc : Comment tes yeux ont-ils été ouverts ? 11 Il répondit : L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, a oint mes yeux, et m’a dit : Va au réservoir de Siloé, et lave-toi. J’y suis allé, je me suis lavé, et j’ai pu voir. 12 Ils lui dirent : Où est cet homme ? Il répondit : Je ne sais. 13 Ils menèrent vers les pharisiens celui qui avait été aveugle. 14 Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux. 15 De nouveau, les pharisiens lui demandèrent comment il avait pu voir. Et il leur dit : Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, et je vois. 16 Sur quoi quelques-uns des pharisiens dirent : Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n’observe pas le sabbat. D’autres dirent : Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ? 17 Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l’aveugle : Toi, que dis-tu de lui, sur ce qu’il t’a ouvert les yeux ? Il répondit : C’est un prophète. 18 Les Juifs ne crurent point qu’il avait été aveugle et qu’il avait pu voir jusqu’à ce qu’ils aient fait venir ses parents. 19 Et ils les interrogèrent, disant : Est-ce là votre fils, que vous dites être né aveugle ? Comment donc voit-il maintenant ? 20 Ses parents répondirent : Nous savons que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle ; 21 mais comment il voit maintenant, ou qui lui a ouvert les yeux, c’est ce que nous ne savons. Interrogez-le lui-même, il a de l’âge, il parlera de ce qui le concerne. 22 Ses parents dirent cela parce qu’ils craignaient les Juifs ; car les Juifs avaient déjà convenu que, si quelqu’un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue. 23 C’est pourquoi ses parents dirent : Il a de l’âge, interrogez-le lui-même. 24 Les pharisiens appelèrent une seconde fois l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : Donne gloire à Dieu ; nous savons que cet homme est un pécheur. 25 Il répondit : S’il est un pécheur, je ne sais ; je sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois. 26 Ils lui dirent : Que t’a-t-il fait ? Comment t’a-t-il ouvert les yeux ? 27 Il leur répondit : Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté ; pourquoi voulez-vous l’entendre encore ? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ? 28 Ils l’injurièrent et dirent : C’est toi qui es son disciple ; nous, nous sommes disciples de Moïse. 29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-ci, nous ne savons d’où il est. 30 Cet homme leur répondit : Il est étonnant que vous ne sachiez d’où il est ; et cependant il m’a ouvert les yeux. 31 Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. 32 Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. 33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. 34 Ils lui répondirent : Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes ! Et ils le chassèrent. 35 Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé ; et, l’ayant rencontré, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? 36 Il répondit : Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? 37 Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui. 38 Et il dit : Je crois, Seigneur. Et il l’adora. 39 Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. 40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent : Nous aussi, sommes-nous aveugles ? 41 Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste.

Jésus, le bon berger

1 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. 2 Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. 3 Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. 4 Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles ; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. 5 Elles ne suivront point un étranger ; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. 6 Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait. 7 Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. 8 Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés. 9 Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. 10 Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. 11 Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. 12 Mais le mercenaire, qui n’est pas le berger, et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse. 13 Le mercenaire [s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il] ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger. 14 Je connais mes brebis, et elles me connaissent, 15 comme le Père me connaît et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. 16 J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. 17 Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. 18 Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. 19 Il y eut de nouveau, à cause de ces paroles, division parmi les Juifs. 20 Plusieurs d’entre eux disaient : Il a un démon, il est fou ; pourquoi l’écoutez-vous ? 21 D’autres disaient : Ce ne sont pas les paroles d’un démoniaque ; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles ? 22 On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C’était l’hiver. 23 Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon. 24 Les Juifs l’entourèrent, et lui dirent : Jusqu’à quand tiendras-tu notre esprit en suspens ? Si tu es le Christ, dis-le-nous franchement. 25 Jésus leur répondit : Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi. 26 Mais vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. 27 Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. 28 Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. 29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. 30 Moi et le Père nous sommes un. 31 Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider. 32 Jésus leur dit : Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres venant de mon Père : pour laquelle me lapidez-vous ? 33 Les Juifs lui répondirent : Ce n’est point pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu. 34 Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? 35 Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l’Écriture ne peut être anéantie, 36 celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites : Tu blasphèmes ! Et cela parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. 37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas. 38 Mais si je les fais, même si vous ne me croyez point, croyez à ces œuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père. 39 Là-dessus, ils cherchèrent encore à le saisir, mais il s’échappa de leurs mains. 40 Jésus s’en alla de nouveau au-delà du Jourdain, dans le lieu où Jean avait d’abord baptisé. Et il y demeura. 41 Beaucoup de gens vinrent à lui, et ils disaient : Jean n’a fait aucun miracle ; mais tout ce que Jean a dit de cet homme était vrai. 42 Et, dans ce lieu-là, plusieurs crurent en lui.

Les trésors de la foi

« Un seul d’entre vous en poursuivra mille ; car l’Éternel, votre Dieu, est celui qui combat pour vous, comme il vous en a parlé. »

Méditation quotidienne

Pourquoi compter les têtes ? Un homme avec Dieu est une majorité, quand bien même ils seraient mille contre lui. Il se peut que nos aides soient trop nombreux pour que Dieu puisse agir par leur moyen, comme ce fut le cas pour Gédéon qui accrut ses forces en diminuant ses combattants. Les armées de Dieu ne sont jamais trop petites. Quand il voulut fonder une nation, il appela le seul Abraham et le bénit. Pour vaincre le superbe Pharaon, il n’employa que Moïse et Aaron. Dieu s’est servi aussi souvent d’un homme seul que de troupes exercées conduites par d’habiles officiers. Tous les Israélites réunis en ont-ils battu autant que Samson tout seul ? Saül et ses armées ont frappé leur mille, et David ses dix mille.

Le Seigneur peut donner à l’ennemi de grands avantages, et le battre en fin de cause. Si nous avons la foi, nous avons Dieu avec nous, et que nous peuvent les multitudes humaines ? Un chien de berger peut chasser devant lui un grand troupeau. Si le Seigneur t’a envoyé, mon frère, sa force accomplira avec toi son plan divin. Repose-toi donc sur cette promesse, et montre-toi courageux.

Charles Spurgeon

Tout pour qu’Il règne !

La joie dans le désespoir

Quand je le vis, je tombai comme mort à ses pieds.

Même si, comme l’apôtre Jean, vous connaissez Jésus intimement, il peut arriver qu’il vous apparaisse soudain avec un aspect tout nouveau, et tel que vous tombiez comme mort à ses pieds. Il y a des moments où Dieu ne peut se révéler à nous que dans sa majesté. C’est cette terrible majesté qui produit en nous la joie dans le désespoir : courbés jusqu’à terre, nous savons que la main de Dieu seul pourra nous relever.

« Il posa sur moi sa main droite ». Dans notre accablement, nous sentons tout à coup le contact de Jésus-Christ. Ce n’est pas la main du juge, c’est la main de notre Père céleste. Ce contact à lui seul est un réconfort, une paix ineffable. « Les bras éternels sont au-dessous de toi » pour te soutenir, te consoler, te fortifier. Dès qu’on a senti ce contact, aucune crainte n’est plus possible. Du haut de sa gloire éternelle, le Seigneur Jésus s’abaisse jusqu’à moi, le plus insignifiant de ses disciples, pour venir me dire : « Ne crains pas, crois seulement » Quelle douceur et quelle tendresse !

Le désespoir ordinaire ne contient aucune joie, aucune espérance de quelque chose de meilleur. Mais il y a de la joie dans mon désespoir quand « je sais qu’en moi, c’est-à-dire dans mon être terrestre, on ne peut rien trouver de bon ». Ma joie c’est de sentir que je n’ai plus, tel que je suis, qu’à m’anéantir devant Dieu, et que Lui seul pourra me relever. Dieu ne peut rien faire pour moi tant que je n’ai pas reconnu mon incapacité radicale.

Oswald Chambers