Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
Cliquez simplement sur les chapitres ci-dessous pour les lire chaque jour.
« Ta corbeille et ta huche seront bénies. »
L’obéissance amène la bénédiction sur les biens que notre industrie peut nous procurer. Les produits qui entrent chez nous seront bénis ; ce qui y entre pour en ressortir aussitôt, ou pour l’usage immédiat, comme ce qui y est déposé pour un temps plus prolongé, sera béni. Peut-être notre portion ne remplit-elle qu’un mesquin panier. Nous avons dû nous contenter d’un maigre déjeuner et nous partons pour notre ouvrage, emportant dans notre corbeille la légère pitance dont nous ferons notre dîner. Mais tout est bien, car la bénédiction de Dieu est promise à cette corbeille. Si nous mangeons à mesure la faible provision que nous procure notre travail quotidien, nous sommes aussi bien partagés qu’Israël, qui ne recueillait que la manne du jour.
Qu’avait-il besoin de plus et que nous faut-il davantage ? Dieu ne nous a-t-il pas invités à lui demander chaque jour notre pain quotidien ? Il nous le donnera donc et fera plus encore, car il le bénira. « Ta huche sera bénie. » Pendant ton travail pour préparer ce pain, ton Dieu s’approche de toi fortifiant ton bras et parlant à ton cœur. « Il accomplira l’œuvre de tes mains. » Mais que ce travail, comme l’usage de notre nourriture journalière, soit pour sa gloire seule, et que jamais la préoccupation de l’entretien de notre corps ne porte préjudice au bien de notre âme.
Charles Spurgeon
Je suis crucifié avec le Christ.
L’union avec Jésus-Christ est impossible pour qui n’est pas résolu à quitter non seulement son péché, mais toutes ses prétentions, toute sa manière de voir les choses. Pour naître de l’Esprit, il faut d’abord lâcher prise avant de saisir, c’est-à-dire commencer par abandonner toutes nos prétentions. Ce que notre Seigneur veut que nous lui offrions, ce n’est pas notre bonté, notre honnêteté, ni même notre effort, c’est notre péché, réel et concret : il ne peut pas recevoir de nous autre chose. En échange, il nous donnera Sa perfection, réelle et concrète. Mais nous devons renoncer à toute prétention, à tout mérite au regard de Dieu.
Alors l’Esprit de Dieu nous fera voir ce qu’il nous faut encore abandonner. Je dois renoncer à tout droit sur moi-même. Suis-je prêt à le faire, à renoncer à tout ce que je possède, à tout ce qui m’est cher, à tout au monde ? Suis-je prêt à m’identifier à la mort de Jésus-Christ ?
C’est toujours pour nous une déchirure bien douloureuse. Quand une âme se voit elle-même comme le Seigneur la voit, ce n’est pas les abominables péchés de la chair qui la choquent le plus, c’est l’affreux orgueil de son cœur dressé contre Jésus-Christ. C’est alors, quand on se voit dans la lumière du Seigneur, qu’on a horreur de soi et que la conviction de notre péché nous terrasse. Quand cette nécessité de l’abandon se dresse devant vous, acceptez le déchirement, et Dieu vous rendra capable de tout ce qu’Il réclame de vous.
Oswald Chambers