Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Je répondis : Ah ! Seigneur Éternel ! Voici, je ne sais par parler, car je ne suis qu’un enfant. Et l’Éternel me dit : Ne dis point : je ne suis qu’un enfant ; car tu iras partout où je t’enverrai, et tu diras tout ce que je te commanderai. »
Jérémie était jeune et ressentait un effroi bien naturel en face de la grande mission que le Seigneur lui donnait ; mais celui qui l’envoyait n’admettait pas cette excuse : « Je ne suis qu’un enfant. » Il devait perdre de vue ce qu’il était en lui-même devant le fait qu’il était choisi pour parler de la part de Dieu. Il n’avait ni à composer, ni à inventer son message, non plus qu’à se chercher un auditoire. Il n’avait qu’à parler comme Dieu le lui commandait et à ceux auxquels il l’envoyait, et pour cette tâche il devait recevoir une force spéciale.
N’en est-il pas peut-être ainsi pour tel jeune chrétien qui lit ces lignes et que Dieu appelle à son service ? Dieu sait que tu es jeune, que ton expérience et ta connaissance sont faibles ; mais s’il daigne te choisir pour t’envoyer, prends garde de ne pas te retirer pour éviter l’appel divin. Dieu se magnifiera dans ta faiblesse. Serais-tu aussi âgé que Mathusalem, que te serviraient les années ? Et serais-tu aussi sage que Salomon, tu pourrais être aussi volontaire que lui. Tiens-t’en à ton message ; ce sera là ta sagesse. Suis ton ordre de marche ; ce sera ta prudence.
Charles Spurgeon
Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné…
Le salut ne consiste pas uniquement dans la délivrance du péché, ni dans la sanctification personnelle. Le salut que Dieu nous donne, c’est l’entière délivrance de nous-mêmes par l’union totale avec Lui. Sans doute c’est quand je suis délivré de mon péché et que j’acquiers la sainteté que je me rends compte de mon salut. Mais le sens profond et ineffable du salut, c’est que j’entre en contact, grâce à l’Esprit de Dieu, avec Dieu Lui-même, et qu’ainsi quelque chose d’infiniment plus grand que moi, l’abandon total de Dieu à sa créature, me pénètre, m’enveloppe et me saisit.
Quand nous disons que nous sommes appelés à prêcher la sainteté, la sanctification, nous prenons l’accessoire pour l’essentiel. Nous sommes appelés à proclamer Jésus-Christ. S’il nous sauve du péché et s’il nous sanctifie, ce n’est là qu’un des résultats de l’abandon, du merveilleux abandon de Dieu.
L’abandon véritable ne peut nous procurer aucun sentiment d’effort, parce que toute notre vie est absorbée par Celui auquel nous l’abandonnons : Ne parlez pas de l’abandon si vous ne le connaissez pas. Et vous ne pouvez pas le connaître, tant que vous n’aurez pas saisi ce fait que Dieu a tant aimé le monde qu’Il s’est donné à nous Lui-même totalement. Nous devons nous aussi nous abandonner à Dieu totalement, sans nous préoccuper des conséquences, car notre vie doit être absorbée dans la sienne.
Oswald Chambers