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Reprenez votre lecture en cours : Josué 3 (VUL)

Bible en un an Jour

Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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Viol de Tamar par Amnon

1 Après cela, voici ce qui arriva. Absalom, fils de David, avait une sœur qui était belle et qui s’appelait Tamar ; et Amnon, fils de David, l’aima. 2 Amnon était tourmenté jusqu’à se rendre malade à cause de Tamar, sa sœur ; car elle était vierge, et il paraissait difficile à Amnon de faire sur elle la moindre tentative. 3 Amnon avait un ami, nommé Jonadab, fils de Schimea, frère de David, et Jonadab était un homme très habile. 4 Il lui dit : Pourquoi deviens-tu ainsi chaque matin plus maigre, toi, fils de roi ? Ne veux-tu pas me le dire ? Amnon lui répondit : J’aime Tamar, sœur d’Absalom, mon frère. 5 Jonadab lui dit : Mets-toi au lit, et fais le malade. Quand ton père viendra te voir, tu lui diras : Permets à Tamar, ma sœur, de venir pour me donner à manger ; qu’elle prépare un mets sous mes yeux, afin que je le voie et que je le prenne de sa main. 6 Amnon se coucha, et fit le malade. Le roi vint le voir, et Amnon dit au roi : Je te prie, que Tamar, ma sœur, vienne faire deux gâteaux sous mes yeux, et que je les mange de sa main. 7 David envoya dire à Tamar dans l’intérieur des appartements : Va dans la maison d’Amnon, ton frère, et prépare-lui un mets. 8 Tamar alla dans la maison d’Amnon, son frère, qui était couché. Elle prit de la pâte, la pétrit, prépara devant lui des gâteaux, et les fit cuire ; 9 prenant ensuite la poêle, elle les versa devant lui. Mais Amnon refusa de manger. Il dit : Faites sortir tout le monde. Et tout le monde sortit de chez lui. 10 Alors Amnon dit à Tamar : Apporte le mets dans la chambre, et que je le mange de ta main. Tamar prit les gâteaux qu’elle avait faits, et les porta à Amnon, son frère, dans la chambre. 11 Comme elle les lui présentait à manger, il la saisit et lui dit : Viens, couche avec moi, ma sœur. 12 Elle lui répondit : Non, mon frère, ne me déshonore pas, car on n’agit point ainsi en Israël ; ne commets pas cette infamie. 13 Où irais-je, moi, avec ma honte ? Et toi, tu serais comme l’un des infâmes en Israël. Maintenant, je te prie, parle au roi, et il ne s’opposera pas à ce que je sois à toi. 14 Mais il ne voulut pas l’écouter ; il lui fit violence, la déshonora et coucha avec elle. 15 Puis Amnon eut pour elle une forte aversion, plus forte que n’avait été son amour. Et il lui dit : Lève-toi, va-t’en ! 16 Elle lui répondit : N’augmente pas, en me chassant, le mal que tu m’as déjà fait. 17 Il ne voulut pas l’écouter, et appelant le garçon qui le servait, il dit : Qu’on éloigne de moi cette femme et qu’on la mette dehors. Et ferme la porte après elle ! 18 Elle avait une tunique de plusieurs couleurs ; car c’était le vêtement que portaient les filles du roi, aussi longtemps qu’elles étaient vierges. Le serviteur d’Amnon la mit dehors, et ferma la porte après elle. 19 Tamar répandit de la cendre sur sa tête, et déchira sa tunique bigarrée ; elle mit la main sur sa tête, et s’en alla en poussant des cris. 20 Absalom, son frère, lui dit : Amnon, ton frère, a-t-il été avec toi ? Maintenant, ma sœur, tais-toi, c’est ton frère ; ne prends pas cette affaire trop à cœur. Et Tamar, désolée, demeura dans la maison d’Absalom, son frère. 21 Le roi David apprit toutes ces choses, et il fut très irrité. 22 Absalom ne parla ni en bien ni en mal avec Amnon ; mais il le prit en haine, parce qu’il avait déshonoré Tamar, sa sœur.

Meurtre d’Amnon et fuite d’Absalom

23 Deux ans après, comme Absalom avait les tondeurs à Baal-Hatsor, près d’Éphraïm, il invita tous les fils du roi. 24 Absalom alla vers le roi, et dit : Voici, ton serviteur a les tondeurs ; que le roi et ses serviteurs viennent chez ton serviteur. 25 Et le roi dit à Absalom : Non, mon fils, nous n’irons pas tous, de peur que nous ne te soyons à charge. Absalom le pressa ; mais le roi ne voulut point aller, et il le bénit. 26 Absalom dit : Permets du moins à Amnon, mon frère, de venir avec nous. Le roi lui répondit : Pourquoi irait-il chez toi ? 27 Sur les instances d’Absalom, le roi laissa aller avec lui Amnon et tous ses fils. 28 Absalom donna cet ordre à ses serviteurs : Faites attention quand le cœur d’Amnon sera égayé par le vin et que je vous dirai : Frappez Amnon ! Alors tuez-le ; ne craignez point, n’est-ce pas moi qui vous l’ordonne ? Soyez fermes, et montrez du courage ! 29 Les serviteurs d’Absalom traitèrent Amnon comme Absalom l’avait ordonné. Et tous les fils du roi se levèrent, montèrent chacun sur son mulet, et s’enfuirent. 30 Comme ils étaient en chemin, le bruit parvint à David qu’Absalom avait tué tous les fils du roi, et qu’il n’en était pas resté un seul. 31 Le roi se leva, déchira ses vêtements, et se coucha par terre ; et tous ses serviteurs étaient là, les vêtements déchirés. 32 Jonadab, fils de Schimea, frère de David, prit la parole et dit : Que mon seigneur ne pense point que tous les jeunes gens, fils du roi, ont été tués, car Amnon seul est mort ; et c’est l’effet d’une résolution d’Absalom, depuis le jour où Amnon a déshonoré Tamar, sa sœur. 33 Que le roi mon seigneur ne se tourmente donc point dans l’idée que tous les fils du roi sont morts, car Amnon seul est mort. 34 Absalom prit la fuite. Or le jeune homme placé en sentinelle leva les yeux et regarda. Et voici, une grande troupe venait par le chemin qui était derrière lui, du côté de la montagne. 35 Jonadab dit au roi : Voici les fils du roi qui arrivent ! Ainsi se confirme ce que disait ton serviteur. 36 Comme il achevait de parler, voici, les fils du roi arrivèrent. Ils élevèrent la voix, et pleurèrent ; le roi aussi et tous ses serviteurs versèrent d’abondantes larmes. 37 Absalom s’était enfui, et il alla chez Talmaï, fils d’Ammihur, roi de Gueschur. Et David pleurait tous les jours son fils. 38 Absalom resta trois ans à Gueschur, où il était allé, après avoir pris la fuite. 39 Le roi David cessa de poursuivre Absalom, car il était consolé de la mort d’Amnon.

Retour d’Absalom

1 Joab, fils de Tseruja, s’aperçut que le cœur du roi était porté pour Absalom. 2 Il envoya chercher à Tekoa une femme habile, et il lui dit : Montre-toi désolée, et revêts des habits de deuil ; ne t’oins pas d’huile, et sois comme une femme qui depuis longtemps pleure un mort. 3 Tu iras ainsi vers le roi, et tu lui parleras de cette manière. Et Joab lui mit dans la bouche ce qu’elle devait dire. 4 La femme de Tekoa alla parler au roi. Elle tomba la face contre terre et se prosterna, et elle dit : Ô roi, sauve-moi ! 5 Le roi lui dit : Qu’as-tu ? Elle répondit : Oui, je suis veuve, mon mari est mort ! 6 Ta servante avait deux fils, ils se sont tous deux querellés dans les champs, et il n’y avait personne pour les séparer ; l’un a frappé l’autre, et l’a tué. 7 Et voici, toute la famille s’est levée contre ta servante, en disant : Livre le meurtrier de son frère ! Nous voulons le faire mourir, pour la vie de son frère qu’il a tué ; nous voulons détruire même l’héritier ! Ils éteindraient ainsi le tison qui me reste, pour ne laisser à mon mari ni nom ni survivant sur la face de la terre. 8 Le roi dit à la femme : Va dans ta maison. Je donnerai des ordres à ton sujet. 9 La femme de Tekoa dit au roi : C’est sur moi, ô roi mon seigneur, et sur la maison de mon père, que le châtiment va tomber ; le roi et son trône n’auront pas à en souffrir. 10 Le roi dit : Si quelqu’un parle contre toi, amène-le-moi, et il ne lui arrivera plus de te toucher. 11 Elle dit : Que le roi se souvienne de l’Éternel, ton Dieu, afin que le vengeur du sang n’augmente pas la ruine, et qu’on ne détruise pas mon fils ! Et il dit : L’Éternel est vivant ! il ne tombera pas à terre un cheveu de ton fils. 12 La femme dit : Permets que ta servante dise un mot à mon seigneur le roi. Et il dit : Parle ! 13 La femme dit : Pourquoi penses-tu de la sorte à l’égard du peuple de Dieu, puisqu’il résulte des paroles mêmes du roi que le roi est comme coupable en ne rappelant pas celui qu’il a proscrit ? 14 Il nous faut certainement mourir, et nous serons comme des eaux répandues à terre et qui ne se rassemblent plus ; Dieu n’ôte pas la vie, mais il désire que le fugitif ne reste pas banni de sa présence. 15 Maintenant, si je suis venue dire ces choses au roi mon seigneur, c’est que le peuple m’a effrayée. Et ta servante a dit : Je veux parler au roi ; peut-être le roi fera-t-il ce que dira sa servante. 16 Oui, le roi écoutera sa servante, pour la délivrer de la main de ceux qui cherchent à nous exterminer, moi et mon fils, de l’héritage de Dieu. 17 Ta servante a dit : Que la parole de mon seigneur le roi me donne le repos. Car mon seigneur le roi est comme un ange de Dieu, prêt à entendre le bien et le mal. Et que l’Éternel, ton Dieu, soit avec toi ! 18 Le roi répondit, et dit à la femme : Ne me cache pas ce que je vais te demander. Et la femme dit : Que mon seigneur le roi parle ! 19 Le roi dit alors : La main de Joab n’est-elle pas avec toi dans tout ceci ? Et la femme répondit : Aussi vrai que ton âme est vivante, ô roi mon seigneur, il n’y a rien à droite ni à gauche de tout ce que dit mon seigneur le roi. C’est, en effet, ton serviteur Joab qui m’a donné des ordres, et qui a mis dans la bouche de ta servante toutes ces paroles. 20 C’est pour donner à la chose une autre tournure que ton serviteur Joab a fait cela. Mais mon seigneur est aussi sage qu’un ange de Dieu, pour connaître tout ce qui se passe sur la terre. 21 Le roi dit à Joab : Voici, je veux bien faire cela ; va donc, ramène le jeune homme Absalom. 22 Joab tomba la face contre terre et se prosterna, et il bénit le roi. Puis il dit : Ton serviteur connaît aujourd’hui que j’ai trouvé grâce à tes yeux, ô roi mon seigneur, puisque le roi agit selon la parole de son serviteur. 23 Et Joab se leva et partit pour Gueschur, et il ramena Absalom à Jérusalem. 24 Mais le roi dit : Qu’il se retire dans sa maison, et qu’il ne voie point ma face. Et Absalom se retira dans sa maison, et il ne vit point la face du roi. 25 Il n’y avait pas un homme dans tout Israël aussi renommé qu’Absalom pour sa beauté ; depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête, il n’y avait point en lui de défaut. 26 Lorsqu’il se rasait la tête – c’était chaque année qu’il se la rasait, parce que sa chevelure lui pesait – le poids des cheveux de sa tête était de deux cents sicles, poids du roi. 27 Il naquit à Absalom trois fils, et une fille nommée Tamar, qui était une femme belle de figure. 28 Absalom demeura deux ans à Jérusalem, sans voir la face du roi. 29 Il fit demander Joab, pour l’envoyer vers le roi ; mais Joab ne voulut point venir auprès de lui. Il le fit demander une seconde fois ; et Joab ne voulut point venir. 30 Absalom dit alors à ses serviteurs : Voyez, le champ de Joab est à côté du mien ; il y a de l’orge ; allez et mettez-y le feu. Et les serviteurs d’Absalom mirent le feu au champ. 31 Joab se leva et se rendit auprès d’Absalom, dans sa maison. Il lui dit : Pourquoi tes serviteurs ont-ils mis le feu au champ qui m’appartient ? 32 Absalom répondit à Joab : Voici, je t’ai fait dire : Viens ici, et je t’enverrai vers le roi, afin que tu lui dises : Pourquoi suis-je revenu de Gueschur ? Il vaudrait mieux pour moi que j’y sois encore. Je désire maintenant voir la face du roi ; et s’il y a quelque crime en moi, qu’il me fasse mourir. 33 Joab alla vers le roi, et lui rapporta cela. Et le roi appela Absalom, qui vint auprès de lui et se prosterna la face contre terre en sa présence. Le roi baisa Absalom.

Révolte d’Absalom

1 Après cela, Absalom se procura un char et des chevaux, et cinquante hommes qui couraient devant lui. 2 Il se levait de bon matin, et se tenait au bord du chemin de la porte. Et chaque fois qu’un homme ayant une contestation se rendait vers le roi pour obtenir un jugement, Absalom l’appelait, et disait : De quelle ville es-tu ? Lorsqu’il avait répondu : Je suis d’une telle tribu d’Israël, 3 Absalom lui disait : Vois, ta cause est bonne et juste ; mais personne de chez le roi ne t’écoutera. 4 Absalom disait : Qui m’établira juge dans le pays ? Tout homme qui aurait une contestation et un procès viendrait à moi et je lui ferais justice. 5 Et quand quelqu’un s’approchait pour se prosterner devant lui, il lui tendait la main, le saisissait et l’embrassait. 6 Absalom agissait ainsi à l’égard de tous ceux d’Israël, qui se rendaient vers le roi pour demander justice. Et Absalom gagnait le cœur des gens d’Israël. 7 Au bout de quarante ans, Absalom dit au roi : Permets que j’aille à Hébron, pour accomplir le vœu que j’ai fait à l’Éternel. 8 Car ton serviteur a fait un vœu, pendant que je demeurais à Gueschur en Syrie ; j’ai dit : Si l’Éternel me ramène à Jérusalem, je servirai l’Éternel. 9 Le roi lui dit : Va en paix. Et Absalom se leva et partit pour Hébron. 10 Absalom envoya des espions dans toutes les tribus d’Israël, pour dire : Quand vous entendrez le son de la trompette, vous direz : Absalom règne à Hébron. 11 Deux cents hommes de Jérusalem, qui avaient été invités, accompagnèrent Absalom ; et ils le firent en toute simplicité, sans rien savoir. 12 Pendant qu’Absalom offrait les sacrifices, il envoya chercher à la ville de Guilo Achitophel, le Guilonite, conseiller de David. La conjuration devint puissante, et le peuple était de plus en plus nombreux auprès d’Absalom. 13 Quelqu’un vint informer David, et lui dit : Le cœur des hommes d’Israël s’est tourné vers Absalom. 14 Et David dit à tous ses serviteurs qui étaient avec lui à Jérusalem : Levez-vous, fuyons, car il n’y aura point de salut pour nous devant Absalom. Hâtez-vous de partir ; sinon, il ne tarderait pas à nous atteindre, et il nous précipiterait dans le malheur et frapperait la ville du tranchant de l’épée. 15 Les serviteurs du roi lui dirent : Tes serviteurs feront tout ce que voudra mon seigneur le roi. 16 Le roi sortit, et toute sa maison le suivait, et il laissa dix concubines pour garder la maison. 17 Le roi sortit, et tout le peuple le suivait, et ils s’arrêtèrent à la dernière maison. 18 Tous ses serviteurs, tous les Kéréthiens et tous les Péléthiens, passèrent à ses côtés ; et tous les Gathiens, au nombre de six cents hommes, venus de Gath à sa suite, passèrent devant le roi. 19 Le roi dit à Ittaï de Gath : Pourquoi viendrais-tu aussi avec nous ? Retourne, et reste avec le roi, car tu es étranger, et même tu as été emmené de ton pays. 20 Tu es arrivé d’hier, et aujourd’hui je te ferais errer avec nous çà et là, quand je ne sais moi-même où je vais ! Retourne, et emmène tes frères avec toi. Que l’Éternel use envers toi de bonté et de fidélité ! 21 Ittaï répondit au roi, et dit : L’Éternel est vivant et mon seigneur le roi est vivant ! au lieu où sera mon seigneur le roi, soit pour mourir, soit pour vivre, là aussi sera ton serviteur. 22 David dit alors à Ittaï : Va, passe ! Et Ittaï de Gath passa, avec tous ses gens et tous les enfants qui étaient avec lui. 23 Toute la contrée était en larmes et l’on poussait de grands cris, au passage de tout le peuple. Le roi passa le torrent de Cédron, et tout le peuple passa vis-à-vis du chemin qui mène au désert. 24 Tsadok était aussi là, et avec lui tous les Lévites portant l’arche de l’alliance de Dieu ; et ils posèrent l’arche de Dieu, et Abiathar montait, pendant que tout le peuple achevait de sortir de la ville. 25 Le roi dit à Tsadok : Reporte l’arche de Dieu dans la ville. Si je trouve grâce aux yeux de l’Éternel, il me ramènera, et il me fera voir l’arche et sa demeure. 26 Mais s’il dit : Je ne prends point plaisir en toi ! me voici, qu’il me fasse ce qui lui semblera bon. 27 Le roi dit encore au sacrificateur Tsadok : Comprends-tu ? Retourne en paix dans la ville, avec Achimaats, ton fils, et avec Jonathan, fils d’Abiathar, vos deux fils. 28 Voyez, j’attendrai dans les plaines du désert, jusqu’à ce qu’il m’arrive des nouvelles de votre part. 29 Ainsi Tsadok et Abiathar reportèrent l’arche de Dieu à Jérusalem et ils y restèrent. 30 David monta la colline des Oliviers. Il montait en pleurant et la tête couverte, et il marchait nu-pieds ; et tous ceux qui étaient avec lui se couvrirent aussi la tête, et ils montaient en pleurant. 31 On vint dire à David : Achitophel est avec Absalom parmi les conjurés. Et David dit : Ô Éternel, réduis à néant les conseils d’Achitophel ! 32 Lorsque David fut arrivé au sommet, où il adora l’Éternel, voici, Huschaï, l’Arkien, vint au-devant de lui, la tunique déchirée et la tête couverte de terre. 33 David lui dit : Si tu viens avec moi, tu me seras à charge. 34 Et, au contraire, tu anéantiras en ma faveur les conseils d’Achitophel, si tu retournes à la ville, et que tu dises à Absalom : Ô roi, je serai ton serviteur ; je fus autrefois le serviteur de ton père, mais je suis maintenant ton serviteur. 35 Les sacrificateurs Tsadok et Abiathar ne seront-ils pas là avec toi ? Tout ce que tu apprendras de la maison du roi, tu le diras aux sacrificateurs Tsadok et Abiathar. 36 Et comme ils ont là auprès d’eux leurs deux fils, Achimaats, fils de Tsadok, et Jonathan, fils d’Abiathar, c’est par eux que vous me ferez savoir tout ce que vous aurez appris. 37 Huschaï, ami de David, retourna donc à la ville. Et Absalom entra dans Jérusalem.

Salutation et louange

1 L’ancien, à Gaïus, le bien-aimé, que j’aime dans la vérité. 2 Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme. 3 J’ai été fort réjoui, lorsque des frères sont arrivés et ont rendu témoignage de la vérité qui est en toi, de la manière dont tu marches dans la vérité. 4 Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants marchent dans la vérité. 5 Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et même pour des frères étrangers, 6 lesquels ont rendu témoignage de ton amour, en présence de l’Église. Tu feras bien de pourvoir à leur voyage d’une manière digne de Dieu. 7 Car c’est pour le nom de Jésus-Christ qu’ils sont partis, sans rien recevoir des païens. 8 Nous devons donc accueillir de tels hommes, afin d’être ouvriers avec eux pour la vérité.

Diotrèphe et Démétrius

9 J’ai écrit quelques mots à l’Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. 10 C’est pourquoi, si je vais, je rappellerai les actes qu’il commet, en tenant contre nous de méchants propos ; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Église. 11 Bien-aimé, n’imite pas le mal, mais le bien. Celui qui pratique le bien est de Dieu ; celui qui fait le mal n’a point vu Dieu. 12 Tous, et la vérité elle-même, rendent un bon témoignage à Démétrius ; nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai. 13 J’aurais beaucoup de choses à t’écrire, mais je ne veux pas le faire avec l’encre et la plume. 14 J’espère te voir bientôt, et nous parlerons de vive voix. 15 Que la paix soit avec toi ! Les amis te saluent. Salue les amis, chacun en particulier.

Adresse et salutation

1 Jude, serviteur de Jésus-Christ, et frère de Jacques, à ceux qui ont été appelés, qui sont aimés en Dieu le Père, et gardés pour Jésus-Christ : 2 Que la miséricorde, la paix et l’amour vous soient multipliés ! Avertissements contre l’impiété et les fausses doctrines

Avertissements contre les prétendus enseignants

3 Bien-aimés, alors que je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de vous envoyer cette lettre pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. 4 Car il s’est glissé parmi vous certains hommes dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dérèglement, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ. 5 Je veux vous rappeler, à vous qui savez fort bien toutes ces choses, que le Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l’avoir tiré du pays d’Égypte, fit ensuite périr les incrédules ; 6 qu’il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure ; 7 que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à la débauche et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel. 8 Malgré cela, ces hommes aussi, entraînés par leurs rêveries, souillent pareillement leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires. 9 Or, l’archange Michel, lorsqu’il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n’osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit : Que le Seigneur te réprime ! 10 Eux, au contraire, ils parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent, et ils se corrompent dans ce qu’ils savent naturellement comme les brutes. 11 Malheur à eux ! car ils ont suivi la voie de Caïn, ils se sont jetés pour un salaire dans l’égarement de Balaam, ils se sont perdus par la révolte de Koré. 12 Ce sont des écueils dans vos agapes, faisant impudemment bonne chère, se repaissant eux-mêmes. Ce sont des nuées sans eau, poussées par les vents ; des arbres d’automne sans fruits, deux fois morts, déracinés ; 13 des vagues furieuses de la mer, rejetant l’écume de leurs impuretés ; des astres errants, auxquels l’obscurité des ténèbres est réservée pour l’éternité. 14 C’est aussi pour eux qu’Hénoc, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes : Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, 15 pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu’ont proférées contre lui des pécheurs impies. 16 Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort, qui marchent selon leurs convoitises, qui ont à la bouche des paroles hautaines, qui admirent les personnes par motif d’intérêt. 17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d’avance par les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ. 18 Ils vous disaient que dans les derniers temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies ; 19 ce sont ceux qui provoquent des divisions, hommes sensuels, n’ayant pas l’Esprit.

Recommandations aux chrétiens

20 Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit, 21 maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. 22 Reprenez les uns, ceux qui contestent ; 23 sauvez-en d’autres en les arrachant du feu ; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair. 24 Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irréprochables et dans l’allégresse, 25 à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles ! Amen !

Les trésors de la foi

« J’enverrai des frelons devant toi, qui chasseront les Héviens, les Cananéens et les Héthiens de devant toi. »

Méditation quotidienne

Nous n’avons pas à examiner ici ce qu’étaient ces frelons. C’était l’armée que Dieu envoyait devant son peuple pour piquer ses ennemis et rendre la conquête facile à Israël. Notre Dieu choisit sa manière à lui pour combattre en faveur de son peuple, et harasser ses ennemis avant qu’ils aient pu seulement livrer bataille. Souvent il confond les opposants à la vérité par des moyens auxquels ses défenseurs n’auraient jamais songé. L’air est plein d’influences mystérieuses qui tourmentent les adversaires d’Israël. Nous lisons aussi dans l’Apocalypse que la terre secourut la femme.

N’ayons jamais peur. Les astres mêmes, dans leur course, peuvent combattre contre les ennemis de nos âmes. Lorsque nous marchons à la bataille, il arrive souvent que nous ne trouvons personne à combattre. « L’Éternel combattra pour vous et vous demeurerez dans le silence. » Les frelons de Dieu peuvent faire plus que nos armes. Jamais nous n’imaginerions une victoire gagnée par les moyens que l’Éternel emploie. Obéissons donc à notre ordre de marche et allons à la conquête des nations pour Jésus. Nous verrons que le Seigneur a passé devant nous et préparé la voie, et celui qui marche à sa suite reconnaîtra avec joie que « sa droite et le bras de sa sainteté l’ont délivré. »

Charles Spurgeon

Tout pour qu’Il règne !

Dispersion, incertitudes et ténèbres

Voici, l’heure vient, et elle est déjà venue, où vous allez être dispersés ; chacun ira de son côté, et vous me laisserez seul…

Jésus ne reproche pas à ses disciples de manquer de foi. Il constate seulement que leur foi est troublée, parce qu’elle ne se réalise pas dans des actions concrètes. Les disciples étaient moralement dispersés, chacun d’eux préoccupé de ses intérêts particuliers, qui n’avaient rien de commun avec ceux de Jésus-Christ. Quand la sanctification nous a mis en contact direct avec Dieu, il faut que notre foi se fasse jour dans des réalités concrètes. Sans doute, la tempête nous dispersera, nous écartera de notre travail, nous jettera dans la désolation : nous éprouverons le sacrifice, la mort intérieure, la privation des bienfaits de Dieu. Sommes-nous prêts à subir cette mort ? Dieu nous éprouve. Jusque-là, notre foi était soutenue par les bénédictions de Dieu, dont nous ressentions la douceur. Il s’agit de croire sans cet appui. Alors seulement notre foi sera vigoureuse, et se réalisera dans la vie concrète, malgré tous les orages.

" Vous me laisserez seul." Avons-nous abandonné Jésus, en dispersant aux quatre vents les dons de la Providence ? Les ténèbres où nous sommes amenés sont voulues de Dieu. Sommes-nous prêts à vivre sans le réconfort des bienfaits de Dieu ? Notre foi est-elle vigoureuse ? Jésus est-il devenu vraiment notre Seigneur ? Dieu, patiemment est en train de nous faire comprendre que ce n’était pas Lui que nous cherchions, mais la jouissance de Ses bienfaits. Sans doute, il faut bien commencer par là. Mais ce n’est qu’un premier degré.

" Prenez courage, j’ai vaincu le monde." Enfants de Dieu, montrez de quoi vous êtes faits !

Oswald Chambers