Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Voilà, le Seigneur, l’Éternel, m’aidera. »
Nous avons de cette prophétie les paroles du Messie au jour de son obéissance jusqu’à la mort, quand il livrait son dos au fouet, et ses joues aux soufflets et aux crachats. Il se confiait dans le secours de Dieu et s’attendait à l’Éternel. Ô mon âme, tes maux ne sont que comme des grains de poussière sur le plateau d’une balance comparés au poids de ceux du Sauveur. Ne crois-tu pas que le Seigneur t’aidera ? Le Seigneur était dans une situation spéciale, car, représentant les péchés et s’offrant en sacrifice pour être leur substitut il était nécessaire que son Père l’abandonnât et que son âme se sentît séparée de lui. Rien de semblable pour toi ; tu n’as pas à crier : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Ton Sauveur ne s’est-il pas reposé sur Dieu dans cet abandon même ; et toi, ne peux-tu pas le faire aussi ? Il est mort pour toi, en sorte qu’il est impossible que tu sois laissé seul ; aie donc bon courage.
Dans cette journée de travail et d’épreuve, écrie-toi : « Le Seigneur m’aidera. » Va courageusement. Rends ta face semblable à un caillou et décide que ni faiblesse, ni timidité n’approcheront de toi. Si le Seigneur t’aide, qui t’arrêtera ? Si tu es sûr de son secours tout-puissant, qu’y aura-t-il de trop difficile pour toi ? Commence donc le jour joyeusement, et qu’aucune ombre de doute ne survienne entre toi et le Soleil éternel.
Charles Spurgeon
Le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.
Comme Jésus naquit de la vierge Marie, il doit naître en chacun de nous, pour manifester en nous sa sainte innocence, sa simplicité et sa communion avec le Père. C’est Dieu qui fait naître en moi son Fils. Étant devenu enfant de Dieu, j’ai le droit de regarder mon Père en face. Je réponds toujours aux objections de mon propre bon sens : "Pourquoi voulez-vous me détourner de ce privilège ? Ne savez-vous pas que je dois m’occuper des affaires de mon Père ? " Quelles que soient les circonstances, le saint, l’innocent, l’éternel Enfant divin doit rester en communion avec son Père.
Ai-je assez de simplicité pour m’identifier ainsi avec le Seigneur ? Poursuit-il en moi son œuvre merveilleuse ? Dieu peut-il voir son Fils formé en moi ? Tout autour de nous, dans notre monde d’aujourd’hui, une clameur s’élève : "À mort le Fils de Dieu ! " Il n’y a plus de place pour lui, plus aucune possibilité de tranquille communion avec le Père.
Le Fils de Dieu prie-t-il en moi, ou bien est-ce moi qui prétends Le diriger ? Peut-il accomplir son ministère en moi comme il le faisait aux jours de sa vie terrestre ? Les souffrances du Fils de Dieu qui est en moi, atteignent-elles le but qu’il avait en vue ? Plus on connaît la vie intime des chrétiens, plus on se rend compte de ce que Dieu attend de nous : "Compléter ce qui manque aux souffrances de Christ."
Oswald Chambers