Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« L’Éternel livrera Sion entre les mains d’une femme. »
Voici un texte inusité, mais il y aura peut-être des âmes ayant assez de foi pour se l’appliquer. Barac, le soldat, bien qu’appelé à combattre, n’avait pas le courage d’engager l’action à moins d’être accompagné par Déborah ; c’est pourquoi le Seigneur résolut de donner la victoire à des femmes. Par là il censurait la lâcheté des hommes et gagnait un plus haut renom, en jetant une honte d’autant plus grande sur les ennemis de son peuple. Dieu peut encore employer de faibles instruments. Pourquoi ne m’emploierait-il pas, moi ? Il sait utiliser des personnes qui ne semblent pas faites pour s’engager dans une grande œuvre. La femme qui frappa l’ennemi d’Israël n’était pas une amazone, mais une simple mère de famille qui était restée dans sa tente. Ce n’était pas un orateur, mais une femme qui trayait les vaches et faisait le beurre.
Le Seigneur ne peut-il pas prendre l’un quelconque d’entre nous pour accomplir ses desseins ? Quelqu’un peut venir à nous aujourd’hui, comme Sisera entra chez Jahel. Notre tâche sera non de le tuer, mais de le sauver. Recevons-le avec une grande bonté, et efforçons-nous de lui présenter la vérité bénie du salut pas la grâce du Seigneur Jésus, notre grand substitut, et sachons le presser de croire pour avoir la vie ; et qui sait si aujourd’hui le cœur de quelque pécheur orgueilleux ne sera pas aussi percé par le clou de l’Évangile ?
Charles Spurgeon
Pour vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal.
Par quel droit pouvons-nous devenir « un sacerdoce royal » ? Par le droit de l’Expiation. Sommes-nous prêta à tourner le dos résolument à notre égoïsme spirituel et à nous consacrer à cette fonction royale, à ce sacerdoce de la prière ? En grattant sans cesse notre conscience pour voir si tout va bien, nous faisons de nous-mêmes des chrétiens pleins d’eux-mêmes, chétifs et malades, et non pas des enfanta de Dieu simples, droits et robustes. Jusqu’à ce que nous ayons pris la bonne attitude à l’égard de Dieu, nous faisons des efforts désespérés, et nous disons : « Oh ! Quelle merveilleuse victoire j’ai remportée sur moi-même » !
Que devient dans tout cela le miracle de la Rédemption ? Croyez de toute votre âme, et sans la moindre réserve, que la Rédemption vous a sauvé entièrement, et puis ne vous tracassez plus au sujet de vous-même, mais faites ce que Jésus-Christ vous demande : priez pour l’ami importun qui vient vous déranger à minuit, priez pour les enfants de Dieu, priez pour tous les hommes. Priez en ne comptant que sur Jésus-Christ pour faire de vous ce que vous devez être, et non pas en invoquant vos efforts méritoires pour obtenir le secours du Seigneur.
Combien de temps faudra-t-il à Dieu pour nous débarrasser de notre habitude malsaine de toujours penser à nous-mêmes ? Il faut que nous arrivions à être dégoûtés de nous-mêmes jusqu’à la nausée, jusqu’à ce que rien ne puisse nous étonner de ce que Dieu nous fera voir en nous. Par nous mêmes, nous sommes incapables de saisir notre profonde corruption. La seule façon pour nous d’être en règle, c’est de nous abandonner à Jésus-Christ, après quoi nous devons, de toutes nos forces, nous consacrer au ministère de l’intercession.
Oswald Chambers