Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Tu es mon serviteur, ô Israël, je ne t’oublierai pas. »
Notre Dieu Éternel ne peut oublier ses serviteurs au point de cesser de les aimer. Il ne les a pas choisis pour un temps, mais pour toujours. Il savait ce qu’ils feraient lorsqu’il les a appelés dans la famille de Dieu. Il efface leurs péchés comme un nuage, et certainement il ne les renverra pas pour des iniquités qu’il a effacées. Ce serait blasphémer que de supposer chose semblable. Il ne peut pas non plus les oublier au point de cesser de s’en préoccuper. Un instant d’oubli de la part de notre Dieu serait notre ruine. C’est pourquoi il dit : « Je ne t’oublierai pas. » Les hommes nous oublient ; même ceux auxquels nous avons fait du bien se tournent contre nous. Nous ne pouvons avoir de place assurée dans le cœur si inconstant de l’homme.
Mais Dieu, lui, n’oublie pas ses vrais serviteurs. Il se lie lui-même à nous, non par ce que nous avons fait pour lui, mais par ce qu’il a fait pour nous. Nous avons été aimés trop longtemps et rachetés à un trop grand prix pour être négligés. Jésus voit en nous le travail de son âme, et ce travail comment pourrait-il l’oublier ? Le Père voit en nous l’Épouse de son Fils, et l’Esprit, le résultat de sa propre œuvre. Le Seigneur a ses pensées arrêtées sur nous. Oh ! Puissions-nous de notre côté ne jamais oublier notre Dieu !
Charles Spurgeon
Jésus et ses disciples entrèrent dans une propriété appelée Gethsémani… Il prit avec lui Pierre, et les deux fils de Zébédée… Il leur dit : « Restez là, et veillez avec moi ».
L’agonie de Jésus à Gethsémani est pour nous un abîme insondable, mais nous pouvons cependant en dire ceci : c’est l’agonie de l’Homme-Dieu, en présence du péché. Personnellement, nous ne pouvons rien savoir des souffrances de Gethsémani, pas plus que du Calvaire. C’est là quelque chose d’unique au monde, mais qui nous ouvre, à nous pécheurs, les portes de la vie.
Ce qui accablait Jésus dans le jardin de Gethsémani, ce n’était pas la mort sur la croix. Il avait déclaré solennellement qu’il était venu sur la terre pour mourir. À Gethsémani, ce qui l’accablait, c’était la crainte de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout, en tant que Fils de l’homme. En tant que Fils de Dieu, Satan n’avait aucune prise sur lui. Mais l’effort de Satan, c’était d’isoler Jésus de l’humanité, et alors Il n’aurait plus été notre Sauveur. Après le récit de la tentation, nous lisons : « Alors le diable s’éloigna de lui, jusqu’à une autre occasion ». À Gethsémani, nous assistons au dernier assaut de Satan contre Jésus, Fils de l’homme. Et Jésus est vainqueur.
L’agonie de Gethsémani est l’agonie du Fils de Dieu pour accomplir sa mission de Sauveur du monde. Le voile s’est écarté un moment, pour nous laisser entrevoir ce qu’Il lui a coûté de nous mettre en mesure de devenir fils de Dieu. C’est à cause de son agonie que notre salut est une chose si simple. La croix du Christ est le triomphe du Fils de l’homme. C’est le symbole de la victoire de notre Seigneur sur Lui-même, pour le salut de l’humanité.
Oswald Chambers