Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Celui qui respecte le commandement en aura la récompense. »
Une sainte crainte de la Parole de Dieu est un placement à gros intérêts. Les hommes se croient plus sages que la Parole de Dieu et se permettent de la juger. Mais « je n’ai point agi ainsi à cause de la crainte de mon Dieu. » Nous tenons ce livre divin pour infaillible, et lui prouvons notre estime par notre obéissance. Cette Parole ne nous donne pas de terreur, mais nous cause une crainte filiale. Nous ne sommes pas effrayés de ses menaces, parce que nous craignons ses commandements. Cette crainte du commandement nous donne le repos de l’humilité que nous préférons à l’insouciance de l’orgueil. Elle devient un guide dans nos mouvements, un stimulant pour monter la colline, un frein si nous la descendons.
Préservés du mal, et conduits sur la voie de la justice par l’obéissance à ses préceptes, nous gagnons ainsi une conscience tranquille, la libération de toute crainte, l’assurance d’être agréables à Dieu, en un mot le ciel sur la terre. Les impies peuvent tourner en ridicule la vénération que nous avons pour la Parole de Dieu, mais nous n’y prenons pas garde. Le prix de notre vocation céleste nous est une consolation suffisante et la récompense attachée à notre obéissance nous fait dédaigner les mépris des dédaigneux.
Charles Spurgeon
Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je m’en vais au Père.
Ce n’est pas la prière qui nous rend aptes à des œuvres plus grandes ; elle est l’œuvre plus grande. Nous considérons la prière comme un exercice rationnel de nos facultés spirituelles, pour nous préparer au travail de Dieu. Mais selon l’enseignement de Jésus-Christ, la prière est la mise en œuvre en moi, du miracle de la Rédemption, qui, grâce à l’action permanente de Dieu, produit chez les autres le même miracle. C’est en réponse à la prière que les fruits sont donnés ; mais n’oublions pas que cette prière se fonde sur l’agonie du Rédempteur, et non sur la mienne. C’est la prière de l’enfant que Dieu exauce, plutôt que celle de l’homme sage et intelligent.
La prière, c’est la bataille ; quelles que soient les circonstances dans lesquelles Dieu nous place, notre devoir est de prier. Ne vous laissez jamais aller à penser : « Je ne sers à rien, là où je suis, en ce moment », car il est évident que vous ne pouvez servir à quelque chose là où vous n’êtes pas. Quel que soit le lieu où le hasard des circonstances par lesquelles Dieu vous a conduit, priez, criez à lui sans cesse. « Quoi que ce soit que vous demandiez en mon nom, je le ferai ».
Nous attendons pour prier d’être stimulé par des émotions, c’est là la forme la plus grave de l’égoïsme spirituel. Nous avons à agir selon les directives de Dieu, et il nous ordonne de prier. « Priez le Maître de la Moisson, d’envoyer des ouvriers dans sa Moisson ». Le travail d’un ouvrier n’a rien de palpitant, mais c’est grâce à ce travail que ce qui a été conçu par le génie humain peut se réaliser. C’est l’ouvrier de Dieu qui réalise les conceptions de son Maître. Vous luttez dans la prière, et les résultats se produisent au moment choisi par Dieu.
Combien vous serez étonnés en découvrant, lorsque le voile se lèvera, les âmes que vous aurez moissonnées, simplement parce que vous aurez pris l’habitude de demander à Jésus-Christ ce que vous deviez faire !
Oswald Chambers