Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
Cliquez simplement sur les chapitres ci-dessous pour les lire chaque jour.
« Il ne brisera point le roseau froissé, et il n’éteindra point le lumignon qui fume encore. »
Je peux compter que mon Dieu ne me traitera qu’avec douceur. Je suis, il est vrai, faible, fléchissant et sans valeur, comme un roseau. On dit de moi : « Je m’en soucie autant que d’un fétu ; » et ce propos, quoique peu bienveillant, n’est pas déplacé. Hélas, je me sens plus chétif qu’un roseau poussant sur la rivière, car celui-ci lève encore la tête. Je suis abattu ; durement, cruellement brisé. Il n’y a plus de musique en moi, car je suis fendu et le son s’échappe, hélas ! Mais Jésus ne me brisera pas entièrement ; et si lui ne le fait pas, peu m’importe ce que feront les autres. Ô Sauveur doux et compatissant, je m’abrite derrière toi, et là j’oublie mes meurtrissures.
En réalité, on peut bien me comparer aussi à un lumignon fumant dont la flamme est éteinte et dont la fumée seule subsiste. Je suis plutôt une incommodité qu’un avantage. Les suggestions de mon esprit troublé me murmurent que le diable a soufflé ma lumière et que le Seigneur ne tardera pas à arrêter, en la couvrant d’un éteignoir, la fumée qui s’en échappe encore. Cependant je remarque que s’il y avait des mouchettes au chandelier sacré, il ne portait pas d’éteignoir. Jésus ne m’étouffera donc pas, et je peux reprendre courage. Seigneur, ranime à nouveau ma flamme, et fais-la briller à ta gloire et à la louange de ta tendresse et de ta bonté !
Charles Spurgeon
Les armes dont je me sers ne sont point charnelles, mais leur divine puissance renverse les forteresses. Par elles je démolis les raisonnements hardis qui s’élèvent comme des remparts contre la connaissance de Dieu.
Être délivré du péché, ce n’est pas être délivré de la nature humaine. Il y a en nous certains préjugés, que nous devons laisser tomber, en les écartant de notre pensée. Il y a des inclinations que nous devons détruire par la violence, celle du Saint-Esprit. Il y a certains penchants que nous n’avons pas à combattre, mais à laisser dormir, en comptant que Dieu nous en délivrera. Mais toute théorie, toute conception qui se dresse comme un rempart contre la connaissance de Dieu, nous devons la démolir, par la puissance divine et non pas par des compromis ou des moyens charnels.
La lutte ne commence que lorsque Dieu nous a changés, et qu’il a commencé de nous sanctifier. Le combat que nous avons à livrer n’est pas un combat contre le péché : celui-là c’est Jésus-Christ notre Rédempteur qui s’en charge. La lutte dans laquelle nous avons à nous engager a pour but de nous faire passer de la vie naturelle à la vie de l’Esprit ; cette lutte n’est point facile, et Dieu ne veut pas qu’elle le soit. Nous avons à choisir sans cesse entre deux directions opposées. Car Dieu, en nous purifiant du péché, nous donne seulement l’innocence, c’est-à-dire la possibilité du bien. Nous avons à réaliser ce bien, en forgeant nous-mêmes notre caractère. Dans cette lutte, nous trouvons devant nous les remparts de nos préjugés humains et de nos convictions humaines, que nous devons démolir les uns après les autres. C’est ainsi seulement que nous pouvons entrer dans le royaume de Dieu.
Oswald Chambers