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Bible en un an Jour

Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
Cliquez simplement sur les chapitres ci-dessous pour les lire chaque jour.

Intervention n° 3 de Job

1 Job prit la parole et dit : 2 Je sais bien qu’il en est ainsi ; Comment l’homme serait-il juste devant Dieu ? 3 S’il voulait contester avec lui, Sur mille choses il ne pourrait répondre à une seule. 4 À lui la sagesse et la toute-puissance : Qui lui résisterait impunément ? 5 Il transporte soudain les montagnes, Il les renverse dans sa colère. 6 Il secoue la terre sur sa base, Et ses colonnes sont ébranlées. 7 Il commande au soleil, et le soleil ne paraît pas ; Il met un sceau sur les étoiles. 8 Seul, il étend les cieux, Il marche sur les hauteurs de la mer. 9 Il a créé la Grande Ourse, l’Orion et les Pléiades, Et les étoiles des régions australes. 10 Il fait des choses grandes et insondables, Des merveilles sans nombre. 11 Voici, il passe près de moi, et je ne le vois pas, Il s’en va, et je ne l’aperçois pas. 12 S’il enlève, qui s’y opposera ? Qui lui dira : Que fais-tu ? 13 Dieu ne retire point sa colère ; Sous lui s’inclinent les appuis de l’orgueil. 14 Et moi, comment lui répondrais-je ? Quelles paroles choisirais-je ? 15 Quand je serais juste, je ne répondrais pas ; Je ne puis qu’implorer mon juge. 16 Et quand il m’exaucerait, si je l’invoque, Je ne croirais pas qu’il ait écouté ma voix, 17 Lui qui m’assaille comme par une tempête, Qui multiplie sans raison mes blessures, 18 Qui ne me laisse pas respirer, Qui me rassasie d’amertume. 19 Recourir à la force ? Il est tout-puissant. À la justice ? Qui me fera comparaître ? 20 Suis-je juste, ma bouche me condamnera ; Suis-je innocent, il me déclarera coupable. 21 Innocent ! Je le suis ; mais je ne tiens pas à la vie, Je méprise mon existence. 22 Qu’importe après tout ? Car, j’ose le dire, Il détruit l’innocent comme le coupable. 23 Si du moins le fléau donnait soudain la mort !… Mais il se rit des épreuves de l’innocent. 24 La terre est livrée aux mains de l’impie ; Il voile la face des juges. Si ce n’est pas lui, qui est-ce donc ? 25 Mes jours sont plus rapides qu’un courrier ; Ils fuient sans avoir vu le bonheur ; 26 Ils passent comme les navires de jonc, Comme l’aigle qui fond sur sa proie. 27 Si je dis : Je veux oublier mes souffrances, Laisser ma tristesse, reprendre courage, 28 Je suis effrayé de toutes mes douleurs. Je sais que tu ne me tiendras pas pour innocent. 29 Je serai jugé coupable ; Pourquoi me fatiguer en vain ? 30 Quand je me laverais dans la neige, Quand je purifierais mes mains avec du savon, 31 Tu me plongerais dans la fange, Et mes vêtements m’auraient en horreur. 32 Il n’est pas un homme comme moi, pour que je lui réponde, Pour que nous allions ensemble en justice. 33 Il n’y a pas entre nous d’arbitre, Qui pose sa main sur nous deux. 34 Qu’il retire sa verge de dessus moi, Que ses terreurs ne me troublent plus ; 35 Alors je parlerai et je ne le craindrai pas, Car je ne me sens pas coupable en moi-même.
1 Mon âme est dégoûtée de la vie ! Je donnerai cours à ma plainte, Je parlerai dans l’amertume de mon âme. 2 Je dis à Dieu : Ne me condamne pas ! Fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie ! 3 Te paraît-il bien de maltraiter, De repousser l’ouvrage de tes mains, Et de faire briller ta faveur sur le conseil des méchants ? 4 As-tu des yeux de chair, Vois-tu comme voit un homme ? 5 Tes jours sont-ils comme les jours de l’homme, Et tes années comme ses années, 6 Pour que tu recherches mon iniquité, Pour que tu t’enquières de mon péché, 7 Sachant bien que je ne suis pas coupable, Et que nul ne peut me délivrer de ta main ? 8 Tes mains m’ont formé, elles m’ont créé, Elles m’ont fait tout entier… Et tu me détruirais ! 9 Souviens-toi que tu m’as façonné comme de l’argile ; Voudrais-tu de nouveau me réduire en poussière ? 10 Ne m’as-tu pas coulé comme du lait ? Ne m’as-tu pas caillé comme du fromage ? 11 Tu m’as revêtu de peau et de chair, Tu m’as tissé d’os et de nerfs ; 12 Tu m’as accordé ta grâce avec la vie, Tu m’as conservé par tes soins et sous ta garde. 13 Voici néanmoins ce que tu cachais dans ton cœur, Voici, je le sais, ce que tu as résolu en toi-même. 14 Si je pèche, tu m’observes, Tu ne pardonnes pas mon iniquité. 15 Suis-je coupable, malheur à moi ! Suis-je innocent, je n’ose lever la tête, Rassasié de honte et absorbé dans ma misère. 16 Et si j’ose la lever, tu me poursuis comme un lion, Tu me frappes encore par des prodiges. 17 Tu m’opposes de nouveaux témoins, Tu multiplies tes fureurs contre moi, Tu m’assailles d’une succession de calamités. 18 Pourquoi m’as-tu fait sortir du sein de ma mère ? Je serais mort, et aucun œil ne m’aurait vu ; 19 Je serais comme si je n’avais pas existé, Et j’aurais passé du ventre de ma mère au sépulcre. 20 Mes jours ne sont-ils pas en petit nombre ? Qu’il me laisse, Qu’il se retire de moi, et que je respire un peu, 21 Avant que je m’en aille, pour ne plus revenir, Dans le pays des ténèbres et de l’ombre de la mort, 22 Pays d’une obscurité profonde, Où règnent l’ombre de la mort et la confusion, Et où la lumière est semblable aux ténèbres.

Intervention n° 1 de Tsophar

1 Tsophar de Naama prit la parole et dit : 2 Cette multitude de paroles ne trouvera-t-elle point de réponse, Et suffira-t-il d’être un discoureur pour avoir raison ? 3 Tes vains propos feront-ils taire les gens ? Te moqueras-tu, sans que personne te confonde ? 4 Tu dis : Ma manière de voir est juste, Et je suis pur à tes yeux. 5 Oh ! si Dieu voulait parler, S’il ouvrait les lèvres pour te répondre, 6 Et s’il te révélait les secrets de sa sagesse, De son immense sagesse, Tu verrais alors qu’il ne te traite pas selon ton iniquité. 7 Prétends-tu sonder les pensées de Dieu, Parvenir à la connaissance parfaite du Tout-Puissant ? 8 Elle est aussi haute que les cieux : que feras-tu ? Plus profonde que le séjour des morts : que sauras-tu ? 9 La mesure en est plus longue que la terre, Elle est plus large que la mer. 10 S’il passe, s’il saisit, S’il traîne à son tribunal, qui s’y opposera ? 11 Car il connaît les vicieux, Il voit facilement les coupables. 12 L’homme, au contraire, a l’intelligence d’un fou, Il est né comme le petit d’un âne sauvage. 13 Pour toi, dirige ton cœur vers Dieu, Étends vers lui tes mains, 14 Eloigne-toi de l’iniquité, Et ne laisse pas habiter l’injustice sous ta tente. 15 Alors tu lèveras ton front sans tache, Tu seras ferme et sans crainte ; 16 Tu oublieras tes souffrances, Tu t’en souviendras comme des eaux écoulées. 17 Tes jours auront plus d’éclat que le soleil à son midi, Tes ténèbres seront comme la lumière du matin, 18 Tu seras plein de confiance, et ton attente ne sera pas vaine ; Tu regarderas autour de toi, et tu reposeras en sûreté. 19 Tu te coucheras sans que personne te trouble, Et plusieurs caresseront ton visage. 20 Mais les yeux des méchants seront consumés ; Pour eux point de refuge ; La mort, voilà leur espérance !
1 Alors Pilate prit Jésus, et le fit battre de verges. 2 Les soldats tressèrent une couronne d’épines qu’ils posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d’un manteau de pourpre ; puis, s’approchant de lui, 3 ils disaient : Salut, roi des Juifs ! Et ils lui donnaient des soufflets. 4 Pilate sortit de nouveau, et dit aux Juifs : Voici, je vous l’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. 5 Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l’homme. 6 Lorsque les principaux sacrificateurs et les huissiers le virent, ils s’écrièrent : Crucifie ! crucifie ! Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car moi, je ne trouve point de crime en lui. 7 Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi ; et, selon notre loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. 8 Quand Pilate entendit cette parole, sa frayeur augmenta. 9 Il rentra dans le prétoire, et il dit à Jésus : D’où es-tu ? Mais Jésus ne lui donna point de réponse. 10 Pilate lui dit : Est-ce à moi que tu ne parles pas ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te crucifier, et que j’ai le pouvoir de te relâcher ? 11 Jésus répondit : Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui me livre à toi commet un plus grand péché. 12 Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient : Si tu le relâches, tu n’es pas ami de César. Quiconque se fait roi se déclare contre César. 13 Pilate, ayant entendu ces paroles, amena Jésus dehors ; et il siégea au tribunal, au lieu appelé le Pavé, et en hébreu Gabbatha. 14 C’était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : Voici votre roi. 15 Mais ils s’écrièrent : Ôte, ôte, crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les principaux sacrificateurs répondirent : Nous n’avons de roi que César. 16 Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus [et l’emmenèrent].

Crucifixion et mort de Jésus

17 Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. 18 C’est là qu’il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. 19 Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue : Jésus de Nazareth, roi des Juifs. 20 Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville : elle était en hébreu, en grec et en latin. 21 Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate : N’écris pas : Roi des Juifs. Mais écris qu’il a dit : Je suis roi des Juifs. 22 Pilate répondit : Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. 23 Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Et ils dirent entre eux : 24 Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s’accomplisse cette parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. Voilà ce que firent les soldats. 25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. 26 Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. 27 Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. 28 Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture soit accomplie : J’ai soif. 29 Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. 30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit. 31 Dans la crainte que les corps ne restent sur la croix pendant le sabbat – car c’était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour – les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompe les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlève. 32 Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui. 33 S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; 34 mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. 35 Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. 36 Ces choses sont arrivées, afin que l’Écriture soit accomplie : Aucun de ses os ne sera brisé. 37 Et ailleurs l’Écriture dit encore : Ils verront celui qu’ils ont percé.

Mise au tombeau du corps de Jésus

38 Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le lui permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus. 39 Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès. 40 Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c’est la coutume d’ensevelir chez les Juifs. 41 Or, il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n’avait été mis. 42 Ce fut là qu’ils déposèrent Jésus, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche.

Résurrection de Jésus

1 Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre. 2 Elle courut vers Simon Pierre et vers l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l’ont mis. 3 Pierre et l’autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre. 4 Ils couraient tous deux ensemble. Mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre ; 5 s’étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n’entra pas. 6 Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre ; il vit les bandes qui étaient à terre, 7 et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part. 8 Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi ; et il vit, et il crut. 9 Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l’Écriture, Jésus devait ressusciter des morts. 10 Et les disciples s’en retournèrent chez eux. 11 Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre ; 12 et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds. 13 Ils lui dirent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur répondit : Parce qu’ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont mis. 14 En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus. 15 Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je le prendrai. 16 Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c’est-à-dire, Maître ! 17 Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. 18 Marie de Magdala alla annoncer aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur, et qu’il lui avait dit ces choses.

Apparitions de Jésus ressuscité aux disciples

19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! 20 Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. 22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. 23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. 24 Thomas, appelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. 25 Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. 26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit : La paix soit avec vous ! 27 Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. 28 Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : 29 Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !

Objectif de l’auteur

30 Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres miracles, qui ne sont pas décrits dans ce livre. 31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

Les trésors de la foi

« Avancez en pleine eau et jetez vos filets pour pécher. »

Méditation quotidienne

Nous voyons par ce récit la nécessité de l’organisation humaine. Si, d’une part, la pêche est miraculeuse, cependant les pêcheurs, les bateaux et les filets sont utilisés. Pour le salut des âmes, Dieu emploie des moyens et se plaît à sauver par le ministère de ses serviteurs. Il pourrait assurément se glorifier en agissant sans instruments, mais son plan est de se magnifier sur la terre par la mise en œuvre des choses terrestres. En eux-mêmes, les moyens sont cependant absolument impuissants. « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre. » Les pêcheurs étaient-ils des gens inexpérimentés ? Leurs filets étaient-ils en mauvais état ? Non : c’étaient des hommes du métier ; ils avaient travaillé toute la nuit. Le poisson était-il rare dans le lac ? Pas davantage, puisque dès l’arrivée du Maître les filets se remplissent. Mais les moyens sont inefficaces sans la présence de Jésus : « Hors de moi vous ne pouvez rien faire. » Dès que Jésus est assis dans la barque, le poisson est amené par une puissance mystérieuse.

Quand Christ est proclamé dans l’Église, sa présence y agit comme une puissance d’attraction. « Quand j’aurai été élevé, dit-il, j’attirerai tous les hommes à moi. » Allons aujourd’hui avec lui à la recherche des âmes, regardant avec foi et sérieuse attention. Travaillons jusqu’à la nuit ; ce ne sera pas en vain, car celui qui nous dit de jeter le filet, le remplira lui-même.

Charles Spurgeon

Tout pour qu’Il règne !

La communion inaltérable

En ce jour-là, vous demanderez en mon nom… le Père lui-même vous aime.

« Vous demanderez en mon nom », c’est-à-dire à cause du fait que vous serez unis à moi. Il ne s’agit pas de l’invocation magique du nom de Jésus. Et « ce jour-là », il est là devant nous. « Le Père lui-même vous aime ». L’union ne peut pas être plus intime, plus parfaite. Notre Seigneur ne veut pas dire que nous serons exemptés de toute difficulté intérieure, mais qu’il pourra nous communiquer par le baptême du Saint-Esprit toute la pensée de Dieu, comme lui-même la possède.

« Quoi que ce soit que vous demandiez au Père en mon nom… » Nous aurons ce jour-là une communion inaltérable avec Dieu. Nous serons un avec lui, comme Il est un avec Jésus.

« … Il vous l’accordera ». Jésus nous garantit ici que Dieu tiendra compte de nos prières. Quel merveilleux engagement ! Nous pouvons donc, librement, entrer en communion parfaite avec la souveraine volonté de Dieu, à l’instar de Jésus lui-même.

« Quoi que ce soit que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous l’accordera ». La souveraineté de Jésus nous garantissant la possibilité d’avoir à notre disposition la souveraineté de Dieu !

Oswald Chambers